Deep Purple... and family

Tout ce qui concerne la musique et qui n'est pas directement lié à Marillion...
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gato13
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Re: Deep Purple... and family

Message par gato13 » 09 août 2020, 23:19

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(1997)

Le 17 juin 1996, Deep Purple investit l'Olympia de Paris dans le cadre de la tournée de promotion de leur fantastique "Purpendicular". Je décidais de me rendre dans la mythique salle parisienne pour assister à mon premier concert du groupe avec Steve Morse. Pour l'occasion, le groupe avait décidé de s'adjoindre les services d'un trio de cuivres sur certains titres. Et ce que je vis et entendis ce soir là fût tout simplement éblouissant. Un groupe libéré, délivré :mrgreen: par leur sauveur Steve Morse. Quel plaisir de voir des musiciens souriants et heureux de pouvoir interpréter pour la première fois en tournée des titres issus des albums "Fireball", "Machine Head" et "Who Do We Think We Are" choses qu'ils n'avaient pu faire jusque là sous l'emprise de Ritchie Blackmore. Et surtout quel bonheur de pouvoir enfin entendre ces pépites en live. Des musiciens en grande forme, un public aux anges, la magie de l'Olympia... une soirée de rêve. À l'origine, aucun album live était prévu mais au vu de la qualité de la prestation et pour contrer le marché parallèle, ce disque sortit sous l'appellation "Official bootleg". C'est dire l'importance de ce live magique d'un groupe revigoré et gonflé à bloc pour les prochaines décennies ! Et puis pas peu fier de s'entendre chanter sur un album de Deep Purple :mrgreen:

























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Re: Deep Purple... and family

Message par gato13 » 10 août 2020, 10:07

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(1998)

Seizième album studio, deuxième et dernier de la Mark VII, "Abandon" est l'ultime enregistrement de Jon Lord avec le groupe. En effet, ce dernier quitte Deep Purple en 2002 pour se consacrer à ses œuvres classiques et divers autres projets. Il sera remplacé par Don Airey dès l'album suivant. Mais revenons à "Abandon". Après la résurrection "Purpendicular" qui vit Deep Purple innover avec bonheur, le groupe enthousiaste revient avec un album plus brut, plus puissant parfois heavy et abandonne les expérimentations en tout genre. Choix délibéré de revenir à un style qui fit leur renommée dans les années 70. Mais Steve Morse n'est pas Ritchie Blackmore, il n'a pas la science du riff instantané et mémorable. Son style et son approche jazz-rock s'adapte moins facilement à ce type de musique. Le résultat, un album superbement interprété mais profondément ennuyeux à quelques rares exceptions. Des titres bancals plombés soit par le refrain, soit par le couplet, soit par une lourdeur sonore excessive. Et de temps en temps des lueurs salvatrices comme "Any Fule Kno That", "Almost Human", "Don't Make Me Happy", la très belle "Fingers To The Bone" et l'efficace "'69". En ce qui me concerne, je considère "Abandon" comme l'album le moins intéressant du groupe. Une erreur de parcours qui sera rectifiée avec l'album suivant en 2003.















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Re: Deep Purple... and family

Message par gato13 » 10 août 2020, 11:59

DEEP PURPLE MARK VIII

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(2003)

Dix-septième album studio, "Bananas" est aussi le premier de la Mark VIII qui voit l'arrivée de Don Airey qui succède à Jon Lord. Cette formation est encore à ce jour celle du groupe. Après la déception "Abandon", les musiciens reviennent à plus de légèreté, à un son moins agressif, à des compositions enlevées, mélodiques et plus variées. Le résultat enthousiasmant prouve que Deep Purple n'hésite pas à se remettre en question même après 35 ans de carrière. Steve Morse est maintenant bien installé dans le groupe et le nouveau venu Don Airey (Rainbow, Gary Moore, Black Sabbath, Ozzy Osbourne, Jethro Tull, Whitesnake...) s'acclimate naturellement à l'univers musical pourpre. Quant à Ian Gillan, Ian Paice et Roger Glover, ils retrouvent une énergie, une joie qui se ressentent à chaque titre. À partir de là, le groupe allait surprendre et produire des albums de très grande qualité et cela commence avec ce remarquable "Bananas" !

























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Re: Deep Purple... and family

Message par gato13 » 10 août 2020, 16:17

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(2005)

Dix-huitième album studio du groupe, "Rapture of the Deep" confirme le retour en très grande forme de la formation deux ans seulement après le déjà remarquable "Bananas". Mieux encore, on y retrouve le Deep Purple audacieux n'hésitant pas à expérimenter et à ce titre cet album peut être considéré comme la suite logique de l'extraordinaire "Purpendicular". La production est limpide. Les compositions inspirées naviguent sur diverses ambiances et offrent un spectre musical étendu. La puissante "Wrong Man", l'ambitieuse et arabisante "Rapture of the Deep", la délicate et émouvante "Clearly Quite Absurd", la progressive et hispanisante "Before Time Began" attestent de la verve créatrice de messieurs Ian Gillan, Ian Paice, Steve Morse, Roger Glover et Don Airey. Après 37 ans de carrière, Deep Purple continue à surprendre, éblouir, enthousiasmer avec un nouveau superbe album à ajouter dans leur discographie. La très grande classe !





















Le titre ci-dessous date de 2002 et n'était joué qu'en live. En 2006 avec l'édition 2CD de l'album "Rapture of the Deep" la version studio fût mise en bonus. Voici la version studio et une version live !





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Re: Deep Purple... and family

Message par gato13 » 10 août 2020, 17:55

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(2013)

Dix-neuvième album studio, "Now What ?!" signe le retour en grâce de Deep Purple qui après le fantastique "Rapture of the Deep" met la barre encore plus haut. Et derrière ce miracle se cache un grand nom : Bob Ezrin producteur légendaire (Aerosmith, Alice Cooper, Kiss, David Gilmour, Peter Gabriel, Kansas, Pink Floyd, Lou Reed...). Ce dernier va pousser le groupe dans ses retranchements en souhaitant que les musiciens n'hésitent pas à jammer, à renouer avec les plages instrumentales qui ont fait leur renommée. Plus progressive que jamais, la musique proposée ici est d'une richesse incroyable, complexe et pourtant si évidente. Car il est avant tout question d'écrire de grandes chansons ce qui est le cas sur la totalité de "Now What ?!". Oui Deep Purple n'écrit peut être plus de hits fédérateurs mais chaque titre est une aventure, un voyage musical merveilleusement produit. Un album indispensable, majestueux et le début d'une fructueuse collaboration Deep Purple/Bob Ezrin !























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Re: Deep Purple... and family

Message par gato13 » 10 août 2020, 23:28

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(2017)

Vingtième album studio, "Infinite" succède au majestueux "Now What ?!". Il est encore produit par Bob Ezrin et le résultat se montre à la hauteur des espérances. La production est un modèle de clarté, de précision, d'ampleur et de modernité. Le groupe sonne divinement. L'inspiration est au rendez-vous. Le groupe continue d'innover, de jouer avec les codes, de faire respirer l'espace musical grâce à des compositions soignées, aérées, qui prennent le temps de s'installer. La formidable "Time for Bedlam", la superbe "All I Got is You", les efficaces "One Night in Vegas" et "Johnny's Band", la progressive "The Surprising" et la somptueuse "Birds of Prey" forcent le respect et prouvent le niveau d'excellence atteint par le groupe. Avec "Infinite", l'association Deep Purple/Bob Ezrin signe à nouveau un album impérial !





















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Re: Deep Purple... and family

Message par gato13 » 11 août 2020, 10:12

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(2020)

Voici donc le vingt-et-unième album studio du groupe sorti ces jours-ci. Depuis quatre jours, il tourne en boucle pour la simple et bonne raison que ce "Whoosh!" est un bijou. Treize titres tous assez courts, à peine deux dépassent les cinq minutes. Pour la troisième fois consécutive, Bob Ezrin a concocté une production somptueuse. Quelle plaisir d'entendre un album sonner aussi merveilleusement. Du hard-rock, du progressif, du rock, des mélodies irrésistibles, des innovations sonores et une interprétation exemplaire. Ian Gillan (74 ans), Roger Glover (74 ans), Ian Paice (72 ans), Don Airey (72 ans) et Steve Morse (66 ans) naviguent sur une fontaine de jouvence musicale depuis leur association avec cet immense producteur qu'est Bob Ezrin. Et ce magistral album est la preuve éclatante qu'en musique on peut rester éternellement jeune et moderne pourvu qu'on le veuille, que l'on s'en donne la peine et les moyens. En 1968, leur premier album débutait par l'instrumental "And the Adress" dont une excellente nouvelle version figure sur cette cuvée 2020. Si d'aventure, cet album devait être le dernier de leur immense carrière, on pourrait dire qu'avec "Whoosh!" Deep Purple aurait clôt sa discographie de la plus belle des manières, avec classe et talent. Total respect !



























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Re: Deep Purple... and family

Message par gato13 » 11 août 2020, 17:09

Après la story Deep Purple, je vais continuer à explorer l'univers de la DP Family en m'attachant à conter les discographies de certains groupes parmi ses plus illustres héritiers. À tout seigneur, tout honneur voici la saga du plus célèbre d'entre eux : Rainbow !

RAINBOW

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(1975)

En 1975, alors qu'il est en tournée avec Deep Purple qu'il est en passe de quitter, Ritchie Blackmore embauche le groupe de première partie pour enregistrer son premier album solo "Ritchie Blackmore's Rainbow". Le groupe Elf compte dans ses rangs le chanteur Ronnie James Dio qui a fortement impressionné l'homme en noir. Il quitte définitivement Deep Purple en mai et l'album sort en août de la même année et ne reste plus qu'à bord l'extraordinaire chanteur. Blackmore, pensant déjà au disque suivant, s'est débarrassé des autres musiciens du groupe qu'il trouve en dessous de ce qu'il envisage de faire musicalement avec ce qui allait devenir son nouveau bébé : Rainbow. Ce premier effort contient déjà des titres qui allaient devenir des classiques du répertoire du groupe : le tube "Man on the Silver Mountain", la somptueuse et émouvante "Catch the Rainbow", l'efficace "Sixteen Century Greensleeves". La sublime "Temple of the King" ne sera interprétée en concert qu'en 1995. L'instrumental "Still I'm Sad" (reprise des Yardbirds) deviendra un pilier des futurs concerts dans sa version chantée. Il va sans dire que Ritchie Blackmore est éblouissant tout au long de ces neuf titres qui révèlent Ronnie James Dio dont l'immense talent et la sublime voix allaient émerveiller le monde du hard-rock et du rock dès l'album suivant. L'aventure Rainbow commence ici avec cet excellent premier disque !

















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Re: Deep Purple... and family

Message par gato13 » 11 août 2020, 23:37

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(1976)

Deuxième album de Rainbow. Ritchie Blackmore, Ronnie James Dio ont recruté Cozy Powell (batterie), Jimmy Bain (basse) et Tony Carey (claviers). La production est une fois de plus confiée au regretté Martin Birch. La magie opère dès la vision de cette pochette mystérieuse, somptueuse qui nous invite dans un monde onirique. Et le voyage va être envoûtant et merveilleux. Cela commence dès l'intro magistrale de "Tarot Woman", les musiciens arrivent chacun à leur tour et d'entrée de jeu c'est un véritable tour de force. La rythmique dantesque assurée par Cozy Powell et Jimmy Bain, les synthés ensorcelants de Tony Carey, la voix puissante et mélodique de Ronnie James Dio et la guitare classieuse, survoltée du maître Ritchie Blackmore. Un premier classique. Et dire que ce n'est que le début de l'album. "Run With the Wolf" avec son riff puissant est un morceau plus compact mais d'une efficacité redoutable. "Startruck" s'impose comme le deuxième classique de ce "Rising" et ce n'est seulement que le troisième titre. Un rythme imparable sur lequel la voix de Dio fait des merveilles pendant que Blackmore décoche un nouveau solo de folie. "Do You Close Your Eyes" clôt efficacement la première face. Quatre titres et déjà deux fantastiques classiques. On reprend son souffle, il reste à écouter deux titres. Intro de batterie phénoménale exécutée avec force et technique par l'immense Cozy Powell (quel son !) et riff légendaire du maestro. Puis la voix majestueuse de Dio qui vous emporte dans un monde imaginaire. Le couplet est sublime, le refrain est d'anthologie. En lévitation totale, le sorcier Blackmore délivre un solo venu d'ailleurs où les notes flottent dans la stratosphère, un solo pour l'éternité qui nous montre la voie d'un final d'anthologie soutenue par le Munich Philharmonic Orchestra. Huit minutes et vingt-sept secondes, c'est la durée de ce monumental "Stargazer", titre épique, progressif, lyrique et grandiose. S'il ne devait rester qu'une chanson, en ce qui me concerne ce serait celle-ci. Après ce bouleversant périple, il est temps d'écouter le sixième et dernier morceau. "A Light in the Black" est un autre morceau de bravoure, une cavalcade effrénée portée par une mélodie chant magnifique. Quant au duel guitare/synthé de messieurs Blackmore et Carey, il est une référence absolue et a du susciter de nombreuses vocations chez des apprentis musiciens. Les trente trois minutes de ce "Rising" sont galactiques. Elles sont l’œuvre d'un immense groupe et la vision de deux hommes qui ensemble ont écrits quelques unes des plus belles pages du hard-rock et du rock en général. Avec deux classiques et deux monuments époustouflants, "Rising" est un chef d’œuvre absolu !











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Re: Deep Purple... and family

Message par gato13 » 12 août 2020, 10:29

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(1977)

Enregistré lors des tournées en Allemagne et au Japon en 1976, "On Stage" présente un Rainbow au pinacle de sa musicalité. En à peine six titres, le groupe éblouit, émeut, surprend, enchante l'auditeur aux anges. Car c'est peu de dire que ce "On Stage" est un live d'anthologie à classer aux côtés des "Made in Japan" (Deep Purple), "Tokyo Tapes" (Scorpions), "Strangers in the Night" (UFO) ou "Live and Dangerous" (Thin Lizzy). La production est magistrale et vous donne l'impression d'assister au concert. Ritchie Blackmore, Ronnie James Dio, Cozy Powell, Tony Carey et Jimmy Bain transforment en or chaque note qu'ils distillent avec virtuosité, passion, délicatesse ou agressivité. Les morceaux interprétés ne se contentent pas d'être des copies des version studio. Elles sont rallongées, remodelées, transfigurées par des improvisations, des solos qui ne sont pas qu'un simple étalage technique mais bien l'expression d'une sensibilité, d'un état d'esprit du moment. Chaque concert était différent du précédent malgré le fait que la setlist ne variait guère. Toutes les versions proposées ici sont d'anthologie. Il est toutefois surprenant de ne pas trouver "Stargazer" qui au vu des possibilités qu'offrait le vinyle, pourtant double, à l'époque fût écarté faute de place. Le titre était joué et il faudra attendre 2006 pour le découvrir. En effet, afin de fêter dignement les quarante ans de la tournée allemande, trois concerts (Düsseldorf, Cologne et Nuremberg) furent édités dans leur intégralité. Trois versions exceptionnelles de ce titre dont celle du 27 septembre 1976 à Dusseldorf. Après "Made in Japan" (1972) l'incandescent Ritchie Blackmore récidivait et enregistrait avec "On Stage" un autre monument live !















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