Black Sabbath story

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gato13
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Black Sabbath story

Message par gato13 » 24 septembre 2020, 15:49

En parallèle à la story Deep Purple family, j'ai décidé d'évoquer la longue et passionnante aventure d'un autre groupe de légende. Le précurseur et fondateur de ce que qui allait devenir le Heavy Metal, j'ai nommé Black Sabbath. En 1970, Tony Iommi (guitares), Ozzy Osbourne (chant), Geezer Butler (basse) et Bill Ward (batterie) posent les bases d'une révolution musicale qui allait influencer plusieurs générations de musiciens et de groupes. Tout commence avec l'album qui suit...

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(1970)

Ce premier album studio sobrement appelé "Black Sabbath" intrigue d'emblée par sa fascinante pochette. Une introduction sur fond d'orage, une cloche qui sonne, une atmosphère glaçante et pesante et c'est parti pour le titre fondateur "Black Sabbath" : monolithique, ambiance sombre, inquiétante et une lourdeur abyssale. Un morceau et un acte de naissance d'anthologie. L'album, bien que bancal par moments, contient un autre classique du groupe avec le génial "N.I.B.". Cinquante ans après sa sortie et bien qu'il ne soit pas parfait, cet album est une pierre angulaire du rock et du hard-rock.















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Re: Black Sabbath story

Message par gato13 » 25 septembre 2020, 22:54

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(1970)

Deuxième album studio du groupe, "Paranoid" sort seulement neuf mois après leur premier disque. Et on peut dire que c'est avec cet effort que Black Sabbath définit le heavy-metal et le son qui fera leur renommée. Et pour débuter, deux monuments du rock emblématiques de la carrière du groupe : "War Pigs" et "Paranoid". On enchaîne avec un formidable "Planet Caravan" puis déboule un autre monument du genre, le titanesque "Iron Man". Souvent copié, jamais égalé. "Electric Funeral", "Hand of Doom" et "Feary Wear Boots" confirment l'excellence de ce disque maléfique. Tony Iommi, Ozzy Osbourne, Geezer Butler et Bill Ward signent avec ce "Paranoid" de légende un album intemporel, socle de tout un pan de l'histoire du hard-rock, du heavy-metal et du rock en général. Le premier chef d’œuvre d'une longue lignée...

















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Re: Black Sabbath story

Message par gato13 » 27 septembre 2020, 11:52

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(1971)

Troisième album studio du groupe en l'espace de treize mois seulement. "Paranoid" avait affirmé le son du groupe, "Master of Reality" le confirme et va encore plus loin. Black Sabbath innove avec un son encore plus lourd du à l'accordage spécifique de la guitare de Tony Iommi. Ce dernier, étant amputé des phalanges de deux doigts, décide de détendre les cordes pour lui permettre de jouer avec moins de difficulté. Mais la grande force de ce "Master of Reality" réside dans la diversité des ambiances proposées. Une musique parfois étouffante, parfois planante, parfois mélancolique (sublime "Solitude"). Ce troisième album renferme son lot de classiques éternels avec les fabuleux "Chidren of the Grave", "Into the Void" et "Sweat Leaf". En trois albums dont deux classiques, la bande de Birmingham devient la référence incontournable et majeure d'un genre qui allait marquer les cinq décennies à venir et le père de nombreuses vocations musicales pour des futures groupes devenus célèbres depuis.















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Re: Black Sabbath story

Message par gato13 » 27 septembre 2020, 13:41

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(1972)

C'est sous l'emprise de la cocaïne que Tony Iommi, Ozzy Osbourne, Geezer Butler et Bill Ward entrent en studio pour enregistrer leur quatrième album studio. D'après le bassiste, la moitié du budget alloué à la production de ce "Vol.4" est passé dans l'achat de drogues. D'ailleurs cet album devait s'appeler "Snowblind", titre refusé par la maison de disques effrayée par la connotation et l'influence négative d'un tel choix. Outre ces considérations poudreuses, qu'en est-il de la musique ? Le seul défaut de ce "Vol.4" est d'être cerné par les deux monumentaux albums que sont "Master of Reality" et "Sabbath Bloody Sabbath", d'où son oubli parfois. Oubli injustifié car on y retrouve un groupe en perpétuelle évolution, prenant des risques, incorporant de nouvelles sonorités comme les claviers et s'invitant sur les terrains du progressif sur certains titres. Tony Iommi est éblouissant par la puissance de ses riffs, le feeling de ses solos. Les fabuleux "Wheels of Confusion" (quel solo final), "Under the Sun" (quel final), "Snowblind" et "Supernaut" sont des pierres angulaires du groupe. L'émouvante et sensible "Changes" dévoile un Ozzy Osbourne à fleur de peau. Quant à la section rythmique Geezer Butler et Bill Ward, c'est un modèle de précision et d'efficacité. Varié et innovant, "Vol.4" est un album majeur de plus dans la merveilleuse discographie de cette légende nommée Black Sabbath.



















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Re: Black Sabbath story

Message par gato13 » 27 septembre 2020, 17:53

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(1973)

Cinquième album studio du groupe, "Sabbath Bloody Sabbath", à la somptueuse pochette ésotérique, est l'album de la consécration. Production exemplaire, innovations en tout genre, créativité artistique foisonnante et géniale. Tony Iommi, Ozzy Osbourne, Geezer Butler et Bill Ward sont au sommet de leur art et ne se refusent rien. Les claviers, tenus par Rick Wakeman, se font plus présents. Sept morceaux exceptionnels plus un très bel interlude musicale pour un album qui préfigure ce que l'on appellera quelques années plus tard le metal progressif. Album légendaire s'il en est, "Sabbath Bloody Sabbath" est un chef d’œuvre absolu !

















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Re: Black Sabbath story

Message par gato13 » 28 septembre 2020, 17:56

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(1975)

Sixième album studio du groupe, "Sabotage" est tout le contraire de son titre. Point de sabotage ici mais une apogée musicale qui voit Black Sabbath repousser les limites de sa créativité, composer des titres pharamineux et en profiter pour inventer le premier morceau de trash metal ni plus ni moins avec le grandiose "Symptom of the Universe". Nommer "Sabotage" un album qui contient des titres aussi fantastiques que "Hole in the Sky", "Megalomania", "Thrill of It All" et "The Writ", un instrumental somptueux comme "Supertzar", un titre pop et décalé tel que "Am I Going Insane" c'est faire preuve d'un sacré sens de l'humour. Messieurs Tony Iommi, Ozzy Osbourne, Geezer Butler et Bill Ward réalisaient avec "Sabotage" un album majeur, incontournable et un nouveau chef d’œuvre dans leur discographique.















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Re: Black Sabbath story

Message par gato13 » 28 septembre 2020, 23:14

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(1976)

Après les deux monuments que sont "Sabbath Bloody Sabbath" et "Sabotage", ce "Technical Ecstasy", septième album studio du groupe, est souvent snobé, oublié voire méconnu. Il signe le début d'un sérieux passage à vide pour le groupe qui allait continuer avec l'album suivant. Quelle injustice ! Que reproche un grand nombre de fans et de critiques rock ? Que Black Sabbath, par la volonté et l'entremise de Tony Iommi, ait voulu évoluer vers un hard-rock plus classique au détriment de sa signature heavy-metal ? Car oui le son est moins lourd, moins menaçant, les synthés sont encore plus présents, les ambiances progressives plus marquées. Mais la qualité de composition est bien au rendez-vous. Il y a tout d'abord la sublime, la dépressive et bouleversante "She's Gone". Ces arrangements de cordes sont d'une beauté absolue. Et que dire de la magistrale "You Won't Change Me" et sa mélodie imparable qui annonce avec quelques années d'avance les grandes réussites de la carrière solo d'Ozzy Osbourne si ce n'est que cette composition est somptueuse et qu'elle renferme de magnifiques interventions solo de Tony Iommi. "Back Street Kids", "Gypsy", "All Moving Parts (Stand Still)" et "Dirty Women" sont d'une efficacité redoutable. Malgré le fait qu'il ait été enfanté dans la douleur, il n'y a rien à reprocher à ce "Technical Ectasy" qui voit un groupe décidé à ne pas s'endormir sur ses lauriers au risque de déstabiliser et de déplaire. C'est aussi cela la marque des très grands. Un formidable album à réhabiliter de toute urgence !

















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Re: Black Sabbath story

Message par gato13 » 29 septembre 2020, 14:08

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(1978)

Ce huitième album studio se traîne la terrible réputation d'être l'un des plus mauvais albums du groupe. Pour couper court, non, "Never Say Die!" n'est pas le plus mauvais album de Black Sabbath. Certains opus quelques années plus tard le prouveront malgré eux. Est-ce que c'est le disque le plus faible de la période Ozzy Osbourne ? On peut le considérer tant sa conception fut perturbée par les problèmes d'alcool, de cocaïne et d'ego que traversait le groupe à l'époque. En 1977, Ozzy Osbourne, plus en accord musicalement avec les autres membres du groupe, décide de quitter le navire pour se lancer dans une carrière solo. Dave Walker, ancien chanteur de Fleetwood Mac, est alors engagé et participe à l'écriture de nouveaux morceaux. Puis, alors que l'enregistrement a déjà commencé, Ozzy Osbourne décide de revenir dans le groupe et obtient gain de cause à condition de ne pas chanter ce qui existe déjà. C'est dans cette désastreuse ambiance qu'est finalement mis en boîte ce "Never Say Die!" à la pochette très réussie. Album maladroit, bancal, déroutant qui renferme pourtant d'excellents titres comme "Never Say Die", "Johnny Blade", "Junior's Eyes", "A Hard Road", "Shock Wave", "Over To You" et "Air Dance". Album où un Tony Iommi en perpétuelle quête d'innovations musicales essaye de nouvelles atmosphères, intègre une touche jazzy sur de nombreuses chansons. Tentative qui dérouta un grand nombre de fans et de critiques rock hermétiques au changement, aux expérimentations. C'est avec ce "Never Say Die!" sincère et attachant se brisant sur les murs de l'incompréhension que se termine l'aventure Black Sabbath sous sa formation originale. Ozzy Osbourne quittera définitivement le groupe (avant d'y revenir 35 ans plus tard) après la tournée qui suivra, s'envolera au pays d'Oz et mènera une carrière solo exemplaire à laquelle je reviendrai prochainement. De leurs côtés, Tony Iommi, Geezer Butler et Bill Ward emprunteront les voies du Paradis et de l'Enfer en compagnie d'un certain Ronnie James Dio ayant décidé de mettre un terme à sa collaboration avec Ritchie Blackmore au sein de Rainbow. La résurrection artistique et critique de Black Sabbath attendra 1980 et elle sera historique...

















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Re: Black Sabbath story

Message par gato13 » 29 septembre 2020, 23:53

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(1980)

Neuvième album studio du groupe, "Heaven and Hell" marque un tournant et un nouveau départ pour Black Sabbath. Et comme toujours il y a ceux qui disent que Sabbath est mort avec le départ d'Ozzy et ne jurent que par lui. Et puis il y a les autres pour qui Black Sabbath c'est mieux avec Ronnie James Dio. Et puis ceux qui comme moi vouent une admiration indéfectible pour les différentes moutures du groupe et plébiscitent autant Ozzy Osbourne que Ronnie James Dio. Ce qui est sûr c'est que l'arrivée de ce dernier est une bénédiction pour Tony Iommi qui voit s'entrouvrir un avenir radieux pour le groupe. Sur les conseils de Dio, la production de l'album est confiée à Martin Birch (Deep Purple, Rainbow, Whitesnake, Iron Maiden, Blue Öyster Cult...) qui va donner au groupe un son plus travaillé, plus mélodieux et plus ample qu'auparavant. Un Black Sabbath plus puissant, plus lyrique et plus épique qu'il ne l'était sous l'ère Ozzy Osbourne. Il est clair que les capacités vocales de Ronnie James Dio permettent à Tony Iommi de voir plus grand. Moins sombre, moins torturé que son prédécesseur, l'homme à la voix d'or apporte au groupe une toute nouvelle dimension. Et cela s'entend dès les premières notes du merveilleux et mélodique "Neon Knights", entrée en matière idéale annonciatrice d'un renouveau artistique. La magnifique "Children of the Sea" confirme le net regain de forme du groupe et la nouvelle direction musicale. Plus rock et plus léger sur les efficaces "Lady Evil", "Wishing Well" et "Walk Away". Et pour couronner le tout, l'album comporte trois chefs d’œuvre absolus du groupe. La sublime "Die Young" et ses multiples breaks, la somptueuse et mélancolique "Lonely is the Word" et son éblouissant solo final (Tony Iommi en état de grâce) et la mythique "Heaven and Hell". Une des plus belles chansons du groupe et un hymne incontournable de la planète hard-rock et heavy-metal. Avec "Heaven and Hell", Black Sabbath enregistrait un immense chef d’œuvre et un album légendaire !

"The world is full of Kings and Queens
Who blind your eyes and steal your dreams
It's Heaven and Hell"



















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Re: Black Sabbath story

Message par gato13 » 30 septembre 2020, 18:28

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(1981)

"Mob Rules" est le dixième album studio de Black Sabbath et il sort un an seulement après le pharamineux "Heaven and Hell". Entre temps Bill Ward a définitivement quitté le groupe et il est remplacé par Vinny Appice à la batterie. Ce dernier, à la frappe plus lourde et heavy que son prédécesseur, va permettre au groupe de renouer avec des ambiances beaucoup plus pesantes que sur le précédent opus. Aidé par une production irréprochable de Martin Birch, Tony Iommi, Ronnie James Dio, Geezer Butler et le nouveau venu affichent une forme éblouissante. La qualité des compositions est au rendez-vous. Neuf titres, que de l'excellence voire plus. "Turn Up The Night" dotée d'une mélodie imparable et d'un riff puissant ouvre l'album de la plus belle des manières. La fantastique "Voodoo" est un classique instantané. Puis surgit la doomesque et prodigieuse ""The Sign Of The Southern Cross" qui à elle seule justifie l'achat de ce disque. Un monument porté par un riff pachydermique dont Master Tony Iommi a le secret et sublimé par le chant magistral de Ronnie James Dio. Difficile de passer après une expérience occulte d'une telle richesse et pourtant le groupe se permet le luxe de balancer un court instrumental fascinant, inquiétant avec "E5150" prélude à la tornade "Mob Rules" que beaucoup de metalleux ont découvert avec le film "Metal Hurlant". Un titre puissant, ravageur transcendé par un éblouissant solo. On descend d'un niveau en terme d'énergie mais pas en qualité avec la merveilleuse "Country Girl". "Slipping Away" est plus anecdotique comparée au reste de l'album. Et voilà que déboule le deuxième monument de l'opus. Intro délicate et acoustique, la voix toute en retenue et tristesse de Dio puis un riff abyssal suivi par un riff grandiose totalement addictif. La basse de Geezer Butler et la frappe de Vinny Appice arrivent et c'est ainsi que "Falling Off The Edge Of The World" au fulgurant solo me terrasse à chaque écoute et ce depuis 40 ans. Un titre phénoménal. La mélancolique et sublime "Over and Over" termine l'album en beauté. Une performance vocale somptueuse et deux solo de guitares foudroyants de tristesse. Black Sabbath a réussi le tour de force d'enregistrer avec ce "Mob Rules" un deuxième chef d’œuvre absolu d'affilée. La très grande classe !



















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