Black Sabbath story

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gato13
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Re: Black Sabbath story

Message par gato13 » 01 octobre 2020, 14:53

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(1982)

Enregistré lors de la tournée de promotion de "Mob Rules", ce "Live Evil", à la somptueuse pochette, est le premier album live officiel du groupe. On y retrouve Tonny Iommi, Ronnie James Dio, Geezer Butler, Vinny Appice et Geoff Nicholls aux claviers. Il s'agit d'un best-of en public où se côtoient classiques de la période Ozzy et titres phares issus des albums "Heaven and Hell" et "Mob Rules". La production du disque s'est déroulée alors que des tensions se faisaient sentir au sein du groupe. D'un côté, les membres fondateurs Tony Iommi et Geezer Butler (tous deux anglais) et de l'autre Ronnie James Dio et Vinny Appice (tous deux américains). On reproche souvent à juste titre le mixage du public quasi inaudible qui vient gâcher un peu la fête. Concernant l'interprétation, c'est le nirvana. Toutes les versions proposées ici sont dantesques et la réinterprétation des titres de la période Ozzy par Dio est remarquable. L'enchaînement "Black Sabbath", "War Pigs" et "Iron Man" est phénoménal. Les versions des titres issus des deux derniers opus sont somptueuses. Ronnie James Dio, Tony Iommi, Geezer Butler et Vinny Appice livrent des performances irréprochables et fantastiques. Live d'anthologie, ce "Live Evil" allait être le chant du cygne de Black Sabbath sous cette formation. En effet, peu de temps après sa sortie, Ronnie James Dio accompagné de Vinny Appice quittait le groupe (avant d'y revenir en 1992 pour "Dehumanizer") et s'en allait créer son propre groupe tout simplement appelé Dio. Je reviendrai sur cette formation prochainement. De son côté, Black Sabbath allait connaître de multiples changements de personnel dans les années à venir. Les années 80 et 90 seront très perturbées pour le groupe qui ne devra sa survie qu'à la foi inébranlable de son maître guitariste et à la qualité de sa musique. À suivre...



























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Re: Black Sabbath story

Message par gato13 » 02 octobre 2020, 11:11

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(1983)

Peu après la sortie du fantastique "Live Evil", Ronnie James Dio et Vinny Appice quittent Black Sabbath. À la surprise générale, Tony Iommi et Geezer Butler recrutent ni plus ni moins que Ian Gillan au chant. Le chanteur de Deep Purple au sein de Black Sabbath. Deep Sabbath, Purple Sabbath ou Deep Black fusent dans tous les esprits des fans et des critiques rock. Quelle idée saugrenue, quelle association bizarre ! Et pour compléter le groupe, Bill Ward fait son grand retour à la batterie. Ce "Born Again", onzième album studio du groupe, est un véritable ovni dans la riche discographie du Sabbath. Sa très mauvaise réputation le poursuit depuis sa sortie et pour certains auditeurs ne l'ayant peut être jamais écouté il est le pire album du groupe voire il n'a jamais existé. Qu'en est-il réellement ? Ce qui fâche d'abord : mais c'est quoi cette pochette ? Hideuse et ridicule au possible, elle ne plaide pas en faveur du contenu. Venons-en au contenu. D'entrée , ce qui choque c'est la production désastreuse. L'ingé son et le producteur devaient être en grève durant l'enregistrement ou complètement sourds. Un son indigne d'un tel groupe qui pourtant, sans le savoir ou par choix délibéré, allait influencer bien des années plus tard grand nombre de groupes de Stoner Rock et de Doom Metal. Et la musique dans tout ça ? C'est bien simple, "Born Again" est certainement à ce jour l'album le plus angoissant, le plus sombre, le plus malsain de toute la carrière du groupe. Black Sabbath aurait-il inventé le "Horror Metal" ? Ce qui est sur, c'est que des morceaux comme "Disturbing the Priest" (ces rires et ces cris démoniaques) et "Zero the Hero" (quel solo) donnent des sueurs froides et pourraient facilement être la bande son d'un film réalisé par John Carpenter ou Dario Argento. Du bon gros rock et heavy avec les puissants et énervés "Trashed", "Digital Bitch" et "Hot Line". Une ballade heavy avec la réussie "Born Again" et son superbe solo fait redescendre la pression avant de clore l'album avec le lourd et bluesy "Keep it Warm". Et l'interprétation dans tout ça ? Tony Iommi en maître du riff qu'il est n'a pas son pareil pour tisser des murs du son avec sa Gibson SG. Quand on écoute le célèbre "Paradise City" des Guns n' Roses, on se dit que le formidable riff de "Zero the Hero" n'est pas très loin. Geezer Butler et Bill Ward sont impériaux. Quant à Ian Gillan, bien que très éloigné de son univers musical, il livre une prestation tout à fait remarquable et participe grandement à l'atmosphère glauque et perturbante que procure ce "Born Again". Un disque hors catégorie, perdu dans la quatrième dimension de la grande histoire du rock qui malgré ses nombreux défauts cités plus haut contient des morceaux dantesques qu'il serait dommage d'ignorer ou d'oublier d'autant que ce sera l'unique participation de Ian Gillan au sein de Black Sabbath. En 1984 ce dernier s'en alla reformer Deep Purple pour l'album "Perfect Strangers". Mais ceci est une autre histoire déjà contée dans un autre sujet du forum.















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Re: Black Sabbath story

Message par gato13 » 03 octobre 2020, 00:23

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(1986)

Au départ, ce "Seventh Star" devait être un album solo de Tony Iommi. En effet, suite à la débâcle qui a suivi la sortie du précédent "Born Again", le guitariste se retrouve seul maître à bord. Mais sous l'insistance et la pression des maisons de disques, il est décidé d'inscrire sur la pochette "Black Sabbath featuring Tony Iommi". Tony Iommi invité d'un album du groupe qu'il a créé, il n'y a que les pontes de labels de musique pour avoir une idée aussi débile que ça. Et l'on se retrouve donc avec ce douzième album studio du groupe qui n'en est plus un. Pour l'enregistrement, Tony Iommi s'est entouré de Dave Spitz à la basse, de Geoff Nicholls aux claviers, d'Eric Singer à la batterie et de Glenn Hughes au chant. À nouveau, un ancien Deep Purple au sein de Black Sabbath. Il faut dire qu'au milieu des années 80, en pleine dépendance aux drogues et en perte de vitesse dans sa carrière, le père Hughes naviguait à vue et on le retrouvait dans de multiples projets (Gary Moore, John Norum, Phenomena...). Alors, que penser de ce "Seventh Star" ? Il s'agit tout simplement, en ce qui me concerne, d'un des meilleurs disques de Sabbath. La production signée Jeff Glixman est magistrale et rend justice à la qualité des compositions. Un son très chaleureux qui sied à merveille aux titres très orientés radios FM américaines qui sont à l'époque trustées par les Bon Jovi, Def Leppard, Journey, Whitesnake et autres. Mais ne nous y trompons pas, les titres écrits par Tony Iommi, bien que tous très mélodiques, ne sont pas du hard-fm mais bien du hard-rock doté d'un son puissant. On reconnait la patte du génial guitariste et sa capacité à composer des riffs tous plus merveilleux les uns que les autres. Sa performance sur cet album est absolument remarquable tant en rythmique qu'en solos très inspirés. Côté titres énergiques, les efficaces et mélodiques "In for the Kill", "Turn to Stone" et "Dangerzone" sont très réussies. La power ballade "No Stranger to Love" est somptueuse. L'épique et mystique "Seventh Star" vous emporte aux confins du sublime. Le monumental power blues "Heart Like a Wheel" est transcendé par un fabuleux solo de Master Tony Iommi. Quant à la très belle "Angry Heart" et à la mélancolique "In Memory" elles terminent l'album avec beaucoup de délicatesse. Fluide, jamais ennuyeux et très varié, "Seventh Star" est aussi bien l’œuvre de Tony Iommi que celle de Glenn Hughes. Ce dernier enregistre une performance prodigieuse tout au long de l'album. Il en sort avec tous les honneurs car il réussit à transformer en réussite artistique ce qui au départ était une association contre nature. Tant et si bien que les deux hommes se retrouveront quelques années plus tard pour enregistrer deux fabuleux albums solo de Tony Iommi qui cette fois ci se passeront de l'étiquette Black Sabbath. Pour l'heure, ce magnifique "Seventh Star" est à réhabiliter de toute urgence sous peine de passer à côté d'un très grand album.



















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Re: Black Sabbath story

Message par gato13 » 03 octobre 2020, 18:28

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(1987)

Quoi qu'en pensent les critiques et le public, "Seventh Star" le précédent opus était superbe. Malheureusement, le succès commercial ne fût pas au rendez-vous. Tony Iommi se retrouvait à nouveau seul à bord. Obstiné et persévérant, il décide de continuer l'aventure Black Sabbath et recrute de nouveaux musiciens. Eric Singer (batterie), Bob Daisley (basse), le fidèle Geoff Nicholls (claviers) et Ray Gillan (chant) rejoignent le guitariste pour enregistrer ce qui allait être le treizième album studio du groupe. Ray Gillen décide de quitter le groupe en pleine sessions d'enregistrement. Tony Martin, un illustre inconnu, est alors engagé. "The Eternal Idol" voit enfin le jour et sera le premier album de ce que l'on appelle l'ère Martin. Une période du groupe que les critiques rock et le public en général snobent pour diverses raisons. "The Eternal Idol" est la première victime de cette traversée du désert qui durera de nombreuses années. Ce n'est plus du Black Sabbath, le son est trop radiophonique, trop de claviers, trop de ci, pas assez de ça. C'est sûr, à l'époque sortait le premier Guns n' Roses, Soundgarden débutait, le hard FM régnait dans les charts, alors on suivait la mode et on crachait sur les vétérans qui persistaient et avaient foi en leur musique et bien souvent sans se donner la peine d'écouter. Aujourd'hui avec le recul que reste-il de "The Eternal Idol" ? Pour certains, il est toujours dénigré et renié. Le son de batterie est trop typé années 80 (forcément, il est sorti en 1987). Va-t-on reprocher à un album des Beatles, des Rolling Stones ou de Led Zeppelin d'être trop typé années 60 ou 70 ? Ce n'est pas du Black Sabbath puisqu'il n'y a pas Ozzy ou Dio. Chacun y va de ses excuses pour donner l'impression d'être toujours à la page et ne pas être ringard. En ce qui me concerne, "The Eternal Idol" est encore et toujours un excellent album qui a toute sa place dans la discographie de Black Sabbath. Tout débute avec le superbe "The Shining" (hymne en puissance) auquel succède le merveilleux et oriental "Ancient Warrior". L'efficace "Hard Life to Love" remplit aisément son rôle de titre fédérateur. "Glory Ride" est un titre impérial et très mélodique. "Born to Lose" et "Lost Forever" ont des approches plus rock. "Nightmare" et ses multiples breaks est très réussie. L'album se clôt avec le terrifiant et fantastique "Eternal Idol", juste histoire de rappeler qui est le père fondateur du heavy-metal. Pour son intronisation, Tony Martin, dont le timbre de voix rappelle par moments Ronnie James Dio, réalise une belle performance. Quant au Tony guitariste, il est comme toujours impérial. "The Eternal Idol" est un très bel album qui mérite amplement d'être réhabilité.



















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Re: Black Sabbath story

Message par gato13 » 04 octobre 2020, 10:49

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(1989)

Quatorzième album studio de Black Sabbath et deuxième de l'ère Tony Martin. Il semblerait donc que Tony Iommi est enfin trouvé un chanteur, certes moins célèbre que ses prédécesseurs Ozzy Osbourne, Ronnie James Dio, Ian Gillan et Glenn Hughes, mais au moins il est stable. Ce qui n'est pas le cas du reste du groupe. Exit Eric Singer et place au regretté Cozy Powell (Rainbow, MSG, Gary Moore, Whitesnake, ELP...). Reste le toujours fidèle Geoff Nicholls aux claviers. "Headless Cross" confirme la très bonne impression qu'avait laissé "The Eternal Idol". Il est même beaucoup plus cohérent et retrouve une ambiance mystique et sombre qui ravit les fans. Tony Iommi a trouvé le parfait mix entre un heavy-metal traditionnel et un hard-rock plus mainstream. Une fois encore, sa science du riff fait des merveilles et cet album contient un grand nombre de riffs mémorables et de superbes solos. Tony Martin est beaucoup plus à l'aise et affirme sa personnalité entre chant heavy et chant plus rock. Cozy Powell est comme à son habitude impérial. Sa frappe et le son de sa batterie sont reconnaissables entre mille. "Headless Cross" débute l'album majestueusement et s'impose comme un grand morceau de bravoure dont le guitariste a le secret. "Devil & Daughter" et sa mélodie imparable est une grande réussite. La superbe "When Death Calls" aux multiples ambiances contient un très beau solo de Brian May qui en grand ami de Tony Iommi participe à la fête. "Kill In The Spirit World" et "Black Moon" sont excellentes. "Call Of The Wild" est un tube très FM mais redoutablement efficace. La sublime "Nightwing" termine l'album en beauté. À sa sortie, "Headless Cross" reçut de bonnes critiques de la presse spécialisée mais fût, comme les deux précédents opus, boudé par le public. Regrettable erreur tant cet album, très bien produit, interprété de mains de maîtres et ne contenant aucune baisse de régime, est un merveilleux travail d'orfèvre digne du groupe. À réhabiliter de toute urgence !















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Re: Black Sabbath story

Message par gato13 » 04 octobre 2020, 23:30

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(1990)

"Tyr" est le quinzième album studio du groupe. Peu de changement de personnel à noter. Tony Martin (chant), Cozy Powell (batterie) et Geoff Nicholls (claviers) sont fidèles au poste aux côtés de Tony Iommi. On note l'arrivée de Neil Murray (Whitesnake, Gary Moore, Brian May...) à la basse. Ce troisième album de l'ère Tony Martin est dans la veine musicale des deux précédents "The Eternal Idol" et "Headless Cross". Du heavy-metal très mélodique, épique, parfois lyrique. Les atmosphères pesantes et sombres se font plus rares. La production est aérée, délaisse la lourdeur inquiétante qui sied si bien à la musique de Sabbath. Elle correspond mieux aux critères de l'époque. L'album s'ouvre par la pièce maîtresse, la somptueuse "Anno Mundi (the Vision)". Un titre lyrique et un morceau de bravoure qui lance sous les meilleurs auspices le disque. "The Law Maker" est un titre rapide et percutant très efficace. "Jerusalem" est un formidable hymne épique auquel succède le titre le plus sabbathien du disque, le lourd et angoissant "The Sabbath Stones". Un court intermède acoustique avec le très beau "Odin's Court" qui sert de prélude à l'épique et majestueux "Valhalla". "Feels Good To Me" est une power ballade assez réussie mais moins prenante et pas aussi mémorable que "No Stranger to Love" sur "The Seventh Star". Avec ce "Tyr" de belle facture, Tony Iommi parvient à maintenir son Black Sabbath à flot dans ces années de bouleversements musicaux. L'album fut bien reçu par la critique et les fans mais échoua commercialement. Il conclut brillamment la première période de l'ère Martin. En effet, échaudé et lassé par la baisse de popularité de son groupe, Tony Iommi allait tenter le tout pour le tout. Pour l'album suivant, il allait réunir la dream team du monumental "Mob Rules". Ronnie James Dio, Geezer Butler et Vinny Appice rentraient au bercail pour enregistrer l'album "Dehumanizer". Bonne ou mauvaise idée, l'avenir le dira...

















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Re: Black Sabbath story

Message par Mr a » 05 octobre 2020, 17:02

Je n'ai jamais écouté un seul morceau de Black Sabbath mais merci Gato pour ces chroniques passionnantes et pour ta culture musicale foisonnante et intarrissable ;)

8-)
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Re: Black Sabbath story

Message par gato13 » 06 octobre 2020, 14:42

Mr a a écrit :
05 octobre 2020, 17:02
Je n'ai jamais écouté un seul morceau de Black Sabbath mais merci Gato pour ces chroniques passionnantes et pour ta culture musicale foisonnante et intarrissable ;)

8-)
Merci Mr a pour ton commentaire ;)

Tu n'as jamais écouté un seul morceau de Black Sabbath, c'est le moment de commencer :)

Tu verras qu'ils ont influencer un grand nombre de groupes et d'artistes (Soundgarden par exemple) et même dans la sphère progressive, au hasard les titres les plus sombres et puissants de Porcupine Tree ;)

8-)
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Re: Black Sabbath story

Message par gato13 » 13 octobre 2020, 17:58

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(1992)

Après deux excellents albums enregistrés avec Tony Martin au chant, Tony Iommi fait le constat que malgré l'accueil critique favorable, les ventes s'effondrent. Black Sabbath tombe peu à peu dans l'oubli, submergé par des nouveaux courants musicaux, de nouveaux groupes. Les fans les plus fidèles se désintéressent de la musique de son groupe. De son côté, Ronnie James Dio vit à peu près la même histoire avec son propre groupe Dio. D'où l'idée de se réunir avec Tony Iommi, Geezer Butler et Vinny Appice et reformer ainsi la dream team des fabuleux "Heaven and Hell" et "Mob Rules". Ce "Dehumanizer", seizième album studio du groupe va surprendre beaucoup de critiques et de fans à sa sortie. Là où on espérait un retour en grâce, où on espérait retrouver la magie musicale des deux chefs d’œuvre précités, on va avoir un choc tellurique, un coup de massue sonore inattendue et surprenant. Il y a d'abord la production clinique, froide, sans âme qui rebute à la première écoute. Il y a l'ambiance sombre, malsaine, inquiétante, démoralisante presque robotique. Les riffs sont plombés, martelés avec une véhémence non contenue. Le chant est agressif, rageur, violent et déterminé. Les thèmes abordés font dans la sinistrose et Dio s'aventure sur des terrains jusqu'alors éloignés de ses thèmes de prédilection. Dire qu'il était visionnaire à la lecture de "Computer God" est un euphémisme. Et les chansons dans tout ça ? Du grand voire du très grand Black Sabbath avec "Computer God", "After All", "I", "Master of Insanity", "Too Late" et "Buried Alive". À sa sortie, j'eus beaucoup de mal à apprivoiser, à cerner cet album tellement éloigné des deux albums mythiques enregistrés en 1980 et 1982. Ce que je n'avais pas compris, c'est que ce "Dehumanizer" renouait avec la terreur et la noirceur des albums de l'ère Ozzy, délaissait le lyrisme et l'épique de l'ère Dio et encrait Black Sabbath dans la modernité voire l'avant-gardisme de ce qu'allait être une grande partie de la musique dépressive des années 90. Mal aimé, pas compris et snobé à sa sortie, cet album allait acquérir ses lettres de noblesse avec le temps lors de la réunion du groupe sous le nom de "Heaven and Hell" en 2007. Un album à réévaluer de toute urgence !

















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Computer God
Waiting for the revolution
New clear vision - genocide
Computerize god - it's the new religion
Program the brain - not the heartbeat
Onward all you crystal soldiers
Touch tomorrow - energize
Digital dreams
And you're the next correction
Man's a mistake so we'll fix it, yeah
Take a look at your own reflection
Right before your eyes
It turns to steel
There's another side of heaven
This way - to technical paradise
Find it on the other side
When the walls fall down
Love is automatic pleasure
Virtual reality
Terminal hate - it's a calculation
Send in the child for connection
Take a look at the toys around you
Right before your eyes
The toys are real
Midnight confessions
Never heal the soul
What you believe is fantasy
Your past is your future
Left behind
Lost in time
Will you surrender
Waiting for the revolution
Program the brain
Not the heartbeat
Deliver us to evil
Deny us of our faith
Robotic hearts bleed poison
On the world we populate
Virtual existence
With a superhuman mind
The ultimate creation
Destroyer of mankind
Termination of our youth
For we do not compute
No !

Dieu Ordinateur
J'attends la révolution
Une nouvelle vision claire - un génocide
Un dieu informatique - c'est la nouvelle religion
Un cerveau programmé à la place du cœur
En avant soldats de cristal
Toucher le lendemain, mobilisez-vous
Rêves digitaux
Et vous êtes la nouvelle correction
L'homme est une erreur alors nous allons la réparer, ouais
Regarde tes propres réflexions
Là devant tes yeux
Elles deviennent de l'acier
Il y a un autre côté de paradis
Ainsi vers le paradis technologique
Je le trouverai de l'autre côté
Quand les murs tomberont
L'amour est un plaisir automatique
Une réalité virtuelle
Haine terminale, c'est un calcul
Envoyer l'enfant pour faire une connexion
Regarde tes propres réflexions
Là devant tes yeux
Les jouets sont réel
Il y a un autre côté de paradis
Ainsi vers le paradis technologique
Je le trouverai de l'autre côté
Quand les murs tomberont
Confessions de minuit
Ne soigneront jamais l'âme
Tu crois au rêve
Ton passé est ton futur
Laissé derrière
Perdu dans le temps
Il t'encerclera
J'attends la révolution
Un cerveau programmé
A la place du cœur
Délivre-nous du mal
Renie nous de notre foi
Les cœurs robotiques saignent du poison
Sur notre monde
La fin de notre jeunesse
A cause de notre irresponsabilité
Non!
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Re: Black Sabbath story

Message par gato13 » 15 octobre 2020, 11:37

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(1994)

Dix-septième album studio du groupe, "Cross Purposes" succède donc à la parenthèse "Dehumanizer" qui vit la formation de "Mob Rules" se retrouver après un hiatus de dix ans. Hélas, les problèmes d'égo ayant refait surface, Ronnie James Dio et Vinny Appice quittent l'aventure à nouveau avant leur come-back en 2007. Tony Iommi, Geezer Butler font de nouveau appel à Tony Martin qui rempile pour son quatrième disque au sein de Black Sabbath. Bobby Rondinelli (Rainbow) à la batterie et l'inamovible Geoff Nicholls aux claviers complètent le groupe. À noter l'amicale participation en tant que co-auteur du titre "Evil Eye" du regretté Eddie Van Halen qui exécute aussi le formidable premier solo du morceau. "Cross Purposes" renoue avec les ambiances et les sonorités qui caractérisent si bien l'ère Martin. Plus épique, plus lyrique tout en gardant par instant l'aspect plus clinique et sombre abordé sur "Dehumanizer". En ce sens, l'album, tiraillé entre modernité et passé glorieux, souffle le chaud et le froid. Des compositions excellentes comme la formidable "I Witness", la superbe "Cross Of Thorns", la progressive "Immaculate Deception", la très belle "Dying For Love", les épiques "The Hand That Rocks The Cradle" et "Cardinal Sin" côtoient des titres plus anecdotiques voire ratés comme les lourdingues et peu inspirés "Psychophobia" et "Virtual Death". Sans être essentiel, ce "Cross Purposes" mérite d'être redécouvert et réévaluer à sa juste valeur.

















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