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Re: LA MUSIQUE OK MAIS LE CINE?

Posté : 09 septembre 2019, 17:20
par Mr a
hier soir:
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"Jessie" de Mike Flanagan (2017)

"Jessie" (titre français de "Gerald's game") est un des tous meilleurs romans de Stephen King pourtant assez méconnu.....malgré un postulat de départ simple,son adaptation paraissait compliquée voire impossible tant l'histoire pouvait donner un sentiment de répétition désagréable qui n'aurait pas survécu au passage sur grand écran mais surtout à cause du personnage central qui se parle à elle-même et à son défunt mari....et pourtant,"Jessie" pourrait bien être une des toutes meilleures adaptations du maître de l'horreur !!!

l'histoire:un couple décide de passer un week-end dans une maison isolée de tout....Gerald le mari menotte sa femme au lit pour une partie de plaisir...mais alors que Jessie semble ne pas apprécier ce petit jeu,son mari est victime d'une crise cardiaque,laissant Jessie attachée au lit...dès lors,Jessie va affronter des visions et va devoir trouver un moyen pour s'en sortir.
Thriller psychologique doublé d'un drame profondément triste,"Jessie" est une brillante réflexion sur la résilience qui agira comme une catharsis sur le personnage de Jessie,interprété par une Carla Gugino étonnante de justesse...malgré un début poussif et redondant,c'est au moment où Jessie se rappelle ce qui s'est passé dans son enfance que le film bascule et devient passionnant !

une véritable réussite qui n'était pas gagnée d'avance...excellent !!!

8-)

Re: LA MUSIQUE OK MAIS LE CINE?

Posté : 12 septembre 2019, 15:26
par gato13
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(2003)

Hommage au cinéma d'aventures, à la science fiction et aux films noirs qui ont fait la gloire d'Hollywood dans les années 50. Véritable bande dessinée animée, "Capitaine Sky et le monde de demain" est une prouesse technique, un enchantement visuel. Il y règne un parfum de Blake et Mortimer, d'Indiana Jones, de Buck Rogers dans ces aventures au glamour très années 40, à l'action survitaminée et à l'humour pince sans rire. Certes le scénario est simpliste mais l'aspect décomplexé, la folie de l'entreprise et la joie de jouer évidente de l'ensemble des interprètes propagent un sentiment d'euphorie et de plaisir coupable à la vue de ce pur moment de cinéma fun et pop-corn.

DIVERTISSANT !!!

8-)

Re: LA MUSIQUE OK MAIS LE CINE?

Posté : 12 septembre 2019, 17:00
par Mr a
hier soir:
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de Rowan Joffe (2014)

thriller psychologique soporifique à peine sauver par son casting,"avant d'aller dormir" souffre d'un scénario absolument pas crédible et d'une mise en scène banale et molle....Nicole Kidman est l'ombre d'elle même et ne parvient plus qu'à délivrr une ou deux expressions maximum désormais....allez dormir avant de voir ce film ou revoyez "memento" dans un genre similaire !

8-)

Re: LA MUSIQUE OK MAIS LE CINE?

Posté : 13 septembre 2019, 15:26
par Mr a
hier soir:
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"Le bon apôtre" de Gareth Evans (2018)

après avoir révolutionné l'action movie avec le fracassant "The raid" et le dévastateur "The raid 2",Gareth Evans s'attaque cette fois-ci au thriller fantastico-horrifique......une fois encore,la réalisation est maîtrisée et inventive,la photo est soignée mais c'est du côté du scénario que le film pêche par manque de cohérence....un peu trop complaisant dans la violence,ce "bon apôtre" rate un peu sa cible même si au détour de certaines séquences,la maestria visuelle de Gareth Evans fait mouche....une parenthèse inégale avant "The raid 3" !

8-)

Re: LA MUSIQUE OK MAIS LE CINE?

Posté : 17 septembre 2019, 17:27
par gato13
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(1990)

En 1990, Clint Eastwood accepte de tourner "La relève" pour la Warner afin que cette dernière lui accorde la possibilité de réaliser le film qui lui tient à cœur, " Chasseur blanc, cœur noir". Inspiré du tournage légendaire du non moins légendaire "African Queen", le film raconte la folie mégalomane et dévastatrice d'un cinéaste (inspiré de John Huston) qui part réaliser un film en Afrique dans le seul but de chasser l'éléphant. Tous les personnages sont fictifs bien qu'inspirés des protagonistes ayant participé au tournage du classique de Huston. Souvent oublié dans la riche filmographie d'Eastwood, ce long métrage renferme pourtant toutes les thématiques chères au cinéaste/acteur : obsession destructrice, lucidité, perspicacité et justesse d'analyse. Avec en toile de fond, un humour acerbe, sarcastique et une critique féroce du monde du cinéma. Superbement photographié et formidablement interprété, "Chasseur blanc, cœur noir", œuvre atypique s'il en est, se révèle une des très belles réussites du cinéma eastwoodien.

PASSIONNANT !!!

8-)

Re: LA MUSIQUE OK MAIS LE CINE?

Posté : 18 septembre 2019, 14:54
par gato13
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(2014)

Le "Parrain de la Soul" méritait bien un film sur son parcours, son destin. À personnage mythique, biopic atypique. En déjouant les pièges d'une linéarité temporelle, Tate Taylor, réalisateur du superbe "La couleur des sentiments", jette un regard nouveau sur ce personnage plus grand que nature tout en contant l'histoire de l'Amérique et ses démons. James Brown apparaît comme outrancier, arrogant, provocateur, extravagant, businessman averti mais surtout comme un être meurtri par une enfance terrible. Une enfance sur laquelle s'est bâti un homme hors du commun, qui parle de lui à la troisième personne, se fait appeler Mister Brown par ses plus proches collaborateurs, sa famille. Un immense artiste, un génie terriblement seul. Génie qui a révolutionné la musique. L'artiste le plus samplé de toute l'histoire de la musique était un showman dans toute sa splendeur et une voix en or. C'est peu dire que Mister Dynamite prend vie sous nos yeux grâce à la performance exceptionnelle du magnétique Chadwick Boseman. L'acteur embrase l'écran et se fond à merveille dans la gestuelle scénique de la star. Un film à voir, à entendre le volume dans le rouge, histoire de ressentir le funk s'emparer de vos jambes et votre corps.

I FEEL GOOD !!!

8-)

Re: LA MUSIQUE OK MAIS LE CINE?

Posté : 19 septembre 2019, 15:22
par gato13
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(1999)

"La première règle du Fight Club est : il est interdit de parler du Fight Club."
"La seconde règle du Fight Club est : il est interdit de parler du Fight Club."

Je prends le risque et je parle de "Fight Club", cette ovni cinématographique, cette bombe qui a explosé dans les salles obscures il y a de cela vingt ans. Cet uppercut viscérale asséné par David Fincher, dont la mise en scène éblouissante laisse pantois d'admiration, est une œuvre férocement drôle, méchamment subversive, iconoclaste, corrosive, ambigüe, violente, malsaine donc forcément dérangeante. En dénonçant une société gangrénée par le consumérisme, régie par les diktats publicitaires où pour échapper à leur misérable vie certaines personnes se complaisent et se nourrissent de la souffrance humaine élevée au rang de religion, le scénario torturée et tortueux met le spectateur face à un cruel dilemme. Est-ce la société qui est violente ou est-ce l'être humain ? Ou la violence de celui-ci façonne-t-elle une société violente ? Face à la violence générée par cette société de consommation à outrance, l'être humain se réfugie dans ses plus bas instincts : survivre, vivre et se sentir vivant par la violence dans ce qu'elle de plus primaire, animale. Jamais film n'aura aussi bien illustré la schizophrénie d'un personnage et les dérives de celle-ci. Dérives exutoires, dérives communautaires, dérives anarchisantes. Visuellement stupéfiant, "Fight Club" est un véritable laboratoire d'innovations et triturations du son et de l'image : inserts subliminaux, saturation ou désaturation des couleurs, effets sonores déstabilisants. Quant au trio Edward Norton, Brad Pitt et Helena Bonham Carter, il offre trois performances hallucinantes et hallucinées. Vingt ans après sa sortie, "Fight Club" demeure tristement visionnaire, un miroir sans complaisance d'une société où les apparences masquent les solitudes et engendrent la violence comme unique remède.

CHEF D’ŒUVRE !!!

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