LA MUSIQUE OK MAIS LE CINE ?

Pour discuter de tout ce qui ne trouve pas sa place ailleurs.
Répondre
Avatar du membre
gato13
Membre Sénior
Messages : 3943
Enregistré le : 15 septembre 2016, 12:34
Localisation : Aix-en-Provence et ses environs

Re: LA MUSIQUE OK MAIS LE CINE ?

Message par gato13 » 12 février 2020, 15:38

Image
(1995)

Un film qui malheureusement accuse le passage du temps. Œuvre d'un passionné, d'un cinéphile-cinéphage en la personne de Christophe Gans, "Crying Freeman" pêche par excès. Excès de trop bien faire, de styliser à outrance et d'étaler ses influences tout azimut. Jean-Pierre Melville, John Woo, Sergio Leone, Sam Peckinpah, Brian De Palma et le cinéma asiatique, on retrouve tout cela dans cette adaptation soignée voire sacralisée d'un manga culte. Merveilleuse photographie, mise en scène ultra léchée et des ralentis à n'en plus finir, un soin quasi maniaque et le souci du moindre détail visuel, tout est mis en œuvre pour épater la galerie et en mettre plein la vue... et on ne peut reprocher cela à son réalisateur tant cette exigence artistique est rare dans le cinéma hexagonal d'autant plus qu'il s'agit ici d'un cinéma de genre. Mais ce qui a pu éblouir à sa sortie (ce fut mon cas) marque aussi les limites de ce cinéma trop révérencieux, trop prisonnier de ses codes et de ses références. Formidable technicien, Christophe Gans a oublié de s'affranchir de son immense culture cinématographique, a privilégié la forme en sacrifiant le fond. Malgré toutes ses faiblesses, "Crying Freeman" reste aujourd'hui un formidable exercice de style plaisant à revoir notamment pour la performance charismatique de son interprète principal Mark Dacascos.

8-)
Dans la vie y'a deux types de musique : y'a la musique que t'aimes et y'a la musique que t'aimes pas. (Lemmy Kilmister)

Avatar du membre
gato13
Membre Sénior
Messages : 3943
Enregistré le : 15 septembre 2016, 12:34
Localisation : Aix-en-Provence et ses environs

Re: LA MUSIQUE OK MAIS LE CINE ?

Message par gato13 » 12 février 2020, 16:11

Image
(2001)

Six ans après "Crying Freeman", Christophe Gans revient avec un projet encore plus ambitieux. "Le pacte des loups" est un formidable hommage au cinéma d'aventures et populaire à la française, le tout mélangé aux nombreuses influences du cinéma de genre cher au cinéaste. Et comme pour son précédent long métrage, le réalisateur voit grand et étale sa cinéphilie durant 2h30. Ne se refusant rien, n'ayant peur de rien, même pas des anachronismes les plus énormes, Christophe Gans offre un spectacle total, généreux, visuellement éblouissant. Du cinéma soigné qui détone au milieu de la production française. Hélas, comme pour "Crying Freeman", le passage du temps s'avère encore plus douloureux. Les références cinématographiques sont encore plus marquées, plus flagrantes quand elles citent carrément des scènes entières de ses maîtres. La scène d'ouverture plagie le début des "Dents de la mer", les scènes d'intérieur sont calquées sur l'ambiance de "Barry Lyndon". Souffrant de cassure de ton mal maîtrisé, d'un équilibrage narratif bancal et d'un scénario hésitant, "Le pacte des loups" reste malgré tout un divertissement de qualité qu'on a plaisir à revoir notamment grâce à sa formidable distribution et son niveau élevé d'exigence artistique.

8-)
Dans la vie y'a deux types de musique : y'a la musique que t'aimes et y'a la musique que t'aimes pas. (Lemmy Kilmister)

Avatar du membre
gato13
Membre Sénior
Messages : 3943
Enregistré le : 15 septembre 2016, 12:34
Localisation : Aix-en-Provence et ses environs

Re: LA MUSIQUE OK MAIS LE CINE ?

Message par gato13 » 13 février 2020, 15:22

Image
(1988)

Une partition magistrale orchestrée de main de maître par Stephen Frears et interprétée par trois virtuoses au sommet de leur art : Glenn Close, John Malkovich et Michelle Pfeiffer. Des performances exceptionnelles au service d'une œuvre perverse, sensuelle, machiavélique où tous les coups sont permis. Un récit où vanité et perfidie causent la perte de toute humanité et où l'amour le plus passionnel est brisé sur l'autel de la vengeance et de la cruauté. Une adaptation fiévreuse où l'on ressent l'amour et la passion des mots à chaque plan et mouvement de caméra.
Un film épistolaire qui, sans oublier l'humour pince sans rire cher à Stephen Frears, culmine au cours d'un final d'anthologie. Noué et bouleversé par l'intensité dramaturgique qui se dégage de cette adaptation remarquable des "Liaisons dangereuses".

CHEF D’ŒUVRE !!!

:wub: :wub: :wub: :wub:
Dans la vie y'a deux types de musique : y'a la musique que t'aimes et y'a la musique que t'aimes pas. (Lemmy Kilmister)

Avatar du membre
gato13
Membre Sénior
Messages : 3943
Enregistré le : 15 septembre 2016, 12:34
Localisation : Aix-en-Provence et ses environs

Re: LA MUSIQUE OK MAIS LE CINE ?

Message par gato13 » 15 février 2020, 10:56

Image
(1965)

En 1960, le producteur Kirk Douglas limoge le cinéaste Anthony Mann au tout début du tournage de "Spartacus" et le remplace par Stanley Kubrick qui avait dirigé l'acteur sur "Les sentiers de la gloire" en 1957. Ce dernier promet à Anthony Mann un film. Ce sera "Les héros de Télémark" en 1965. Relatant une mission de sabotage qui se déroula en Norvège en 1943, le film bénéficie d'un tournage dans des paysages magnifiques. Porté par Kirk Douglas et Richard Harris, "Les héros de Télémark" est un film solide, spectaculaire qui rend hommage à la bravoure de ces résistants norvégiens qui empêchèrent l'Allemagne nazie de posséder la bombe atomique.

PASSIONNANT !!!

:wub:
Dans la vie y'a deux types de musique : y'a la musique que t'aimes et y'a la musique que t'aimes pas. (Lemmy Kilmister)

Répondre