Deep Purple... and family

Tout ce qui concerne la musique et qui n'est pas directement lié à Marillion...
Avatar du membre
gato13
Membre Sénior
Messages : 4298
Enregistré le : 15 septembre 2016, 12:34
Localisation : Aix-en-Provence et ses environs

Re: Deep Purple... and family

Message par gato13 » 12 août 2020, 16:55

Image
(1978)

"Long Live Rock 'n' Roll" est le troisième album studio du groupe. Après avoir sorti un live d'anthologie avec "On Stage", il est temps de donner un successeur au monumental "Rising". Était-il possible de faire mieux ou tout du moins aussi bien ? À l'écoute de ces huit morceaux, la réponse est clairement oui. Et pourtant, le groupe a encore connu la valse des musiciens. Exit Jimmy Bain et Tony Carey. Seuls restent Cozy Powell, Ronnie James Dio et le capitaine du navire qui, n'ayant pas trouver de bassiste à l'heure de l'enregistrement de l'album, se chargera des parties de basse. Le claviériste David Stone et le bassiste Bob Daisley seront incorporés au groupe juste avant la tournée qui débute en 1977 et pendant laquelle sera terminé l'album. La production est assurée par Martin Birch qui offre au groupe un écrin sonore de rêve. Et pour ouvrir les hostilités, quoi de mieux qu'un titre fédérateur concocté par un Ritchie Blackmore véritable orfèvre du riff mémorisable. La voix phénoménale de Ronnie James Dio transcendant la musique et achevant de faire de ce "Long Live Rock 'n' Roll" d'ouverture un hymne de référence. Puis vient la sublime "Lady of the Lake" portée par un refrain de toute beauté. Vient ensuite un boogie-rock endiablé, l'excellent "L.A. Connection". La face A se termine avec "Gates of Babylon" nouveau chef d’œuvre signé Blackmore/Dio. Rythmique et mélodie orientales, chant lyrique voire mystique, orchestration grandiose et un solo d'anthologie du sorcier Blackmore. Un titre qui figure au panthéon du groupe à côté de "Stargazer". La face B démarre à un train d'enfer avec la version studio de "Kill the King" qui n'existait jusque là qu'en version live. On peut dire sans crainte qu'on tient là un des premiers si ce n'est le premier titre de speed mélodique. Le groupe est en folie et le solo atomique est à tomber. "The Shed (subtle)" et "Sensitive to Light" sont deux hard-rock puissants et efficaces. L'album se termine par un autre chef d’œuvre du groupe, l'émouvante et sublime "Rainbow Eyes". Ballade d'inspiration médiévale accompagnée par un orchestre, elle permet de mesurer toute l'étendue vocale de Dio qui n'a jamais été aussi doux, mélancolique et délicat. "Long Live Rock 'n' Roll" est un nouveau classique essentiel et indispensable. Il est aussi malheureusement le dernier Rainbow avec Ronnie James Dio au chant. Ce dernier, étant en désaccord avec Ritchie Blackmore qui souhaitait à l'avenir se tourner vers un style plus direct et orienté AOR, quittera l'Arc en Ciel et s'en ira rejoindre un autre géant du hard-rock à savoir Black Sabbath pour enregistrer les légendaires "Heaven and Hell" et "Mob Rules". Mais ceci est une autre histoire...

















:wub: :wub: :wub: :wub: :wub: :wub: :wub: :wub: :wub: :wub:
Si tu veux contrôler le peuple, commence par contrôler sa musique. (Platon)

Avatar du membre
gato13
Membre Sénior
Messages : 4298
Enregistré le : 15 septembre 2016, 12:34
Localisation : Aix-en-Provence et ses environs

Re: Deep Purple... and family

Message par gato13 » 13 août 2020, 12:05

Image
(1979)

Quatrième album studio du groupe, "Down to Earth" est le disque de tous les changements, de la transition et de la nouvelle orientation musicale souhaitée par Ritchie Blackmore. Seul reste, aux côtés du ténébreux guitariste, le fidèle Cozy Powell à la batterie. Graham Bonnet (chant), Roger Glover (basse et ancien compagnon de Blackmore au sein de Deep Purple) et Don Airey (synthés et futur Deep Purple) ont rejoint le groupe. C'est Glover qui est en charge de la production. Et ce qui frappe d'entrée, c'est le son plus sec, plus direct en adéquation avec des morceaux que l'on pourra qualifier de plus FM, plus AOR pour certains tel que "All Night Long" et le tube "Since You've Been Gone". Ces morceaux punchy conviennent parfaitement à la texture vocale de Graham Bonnet. Si ce dernier est moins puissant et pas aussi mélodieux que son légendaire prédécesseur, il livre tout au long des huit titres de l'album une performance exemplaire comme sur le superbe blues "Love's No Friend". Le lyrisme et les grandes envolées qui ont fait le succès des premiers albums sont toujours présents. La grandiose "Eyes of the World" en est une preuve éclatante tout comme la formidable "Lost in Hollywood". "Weiss Heim", qui figurait en face B du single "All Night Long", est un instrumental de toute beauté et d'une grande délicatesse, art dans lequel Ritchie Blackmore est passé maître. "Down to Earth" est une référence et un indispensable !

















:wub: :wub: :wub: :wub: :wub: :wub: :wub: :wub:
Si tu veux contrôler le peuple, commence par contrôler sa musique. (Platon)

Avatar du membre
gato13
Membre Sénior
Messages : 4298
Enregistré le : 15 septembre 2016, 12:34
Localisation : Aix-en-Provence et ses environs

Re: Deep Purple... and family

Message par gato13 » 14 août 2020, 15:03

Image
(1981)

Cinquième album studio du groupe, "Difficult to Cure" est le premier album enregistré avec Joe Lynn Turner au chant. Cozy Powell a quitté le navire et son remplaçant à la batterie est Bobby Rondinelli. Roger Glover (basse et production) et Don Airey (synthés) sont fidèles au poste. Cette fois-ci le virage AOR/FM amorcé sur le précédent album est totalement assumé. Aidé en cela par le très beau timbre de voix de Joe Lynn Turner, Ritchie Blackmore s'offre le luxe de combiner titres mémorisables aux refrains accrocheurs et hard-rock musclé. La production est un modèle du genre, tous les interprètes sont au top et le duo Blackmore/Turner fonctionne à merveille. L'album débute avec la superbe "I Surrender", reprise de Russ Ballard à qui l'on doit déjà "Since You've Been Gone" énorme succès du groupe sur l'album "Down to Earth". Suit "Spotlight Kid" avec son riif ravageur et son solo époustouflant qui allait devenir le titre d'ouverture des futurs concerts du groupe. "No release" est un excellent titre qui possède une partie limite gospel du meilleur effet. Ritchie Blackmore nous émerveille une fois encore avec la ballade instrumentale belle à pleurer "Vielleicht Das Nachste Mal (Maybe Next Time)". Le maître au sommet de son art. "Can't Happen Here" est un titre bien rock au riff imparable et au refrain fédérateur. Quant à "Difficult to Cure (Beethoven's Ninth)", comme son titre l'indique, il s'agit d'une adaptation de la neuvième de Beethoven qui allait devenir un morceau de choix des concerts de Rainbow et de Deep Purple (1985 à 1993). L'excellente "Jealous Lover" était la face B du single "Can't happen Here". C'est un modèle d'efficacité, riff accrocheur, mélodie princière et solo absolument génial. Avec "Difficult to Cure", Ritchie Blackmore touchait au but et entamait la période la plus mélodique de son Rainbow. Un album exemplaire !





















:wub: :wub: :wub: :wub: :wub: :wub: :wub: :wub:
Si tu veux contrôler le peuple, commence par contrôler sa musique. (Platon)

Avatar du membre
gato13
Membre Sénior
Messages : 4298
Enregistré le : 15 septembre 2016, 12:34
Localisation : Aix-en-Provence et ses environs

Re: Deep Purple... and family

Message par gato13 » 19 août 2020, 14:49

Image
(1982)

Sixième album studio du groupe, "Straight Between the Eyes" voit l'arrivée de David Rosenthal aux synthés en remplacement de Don Airey. Toujours produite par Roger Glover, la cuvée 1982 confirme le virage AOR/FM amorcé sur le précédent opus. Cela démarre sur les chapeaux de roues avec la puissante "Death Alley Driver" et son solo de folie. "Stone Cold", une des très grandes réussites de Rainbow, est une merveille de ballade portée par un Joe Lynn Turner impérial et la guitare magique du maître. "Bring on the Night" est un titre enlevé traversé à nouveau par un solo efficace. "Tearin' out my Heart" est une autre ballade plus sombre, plus désespérée merveilleusement chantée par Joe Lyn Turner. "Power" et "Miss Mistreated" sont deux morceaux carrés portés par deux excellents riffs. L'album se termine par la somptueuse "Eyes of Fire" qui, portée par un ensemble de cordes, voit Rainbow renouer avec le lyrisme, l'épique, des sonorités et mélodies orientales. La performance vocale est superbe et Ritchie Blackmore éblouissant. Même s'il n'est pas le meilleur du groupe et qu'il sera avec le recul souvent considéré comme le moins bon des trois albums de la période Joe Lynn Turner, ce "Straight Between the Eyes" possède assez d'atouts positifs (deux classiques et un titre grandiose) qui plaident en sa faveur.















:wub: :wub: :wub: :wub: :wub: :wub:
Si tu veux contrôler le peuple, commence par contrôler sa musique. (Platon)

Avatar du membre
gato13
Membre Sénior
Messages : 4298
Enregistré le : 15 septembre 2016, 12:34
Localisation : Aix-en-Provence et ses environs

Re: Deep Purple... and family

Message par gato13 » 20 août 2020, 10:55

Image
(1983)

Septième album studio et dernier de l'ère Turner, "Bent out of Shape" marque l'apogée de la période AOR/FM de Rainbow. Chuck Bürgi remplace Bobby Rondinelli à la batterie. La superbe production est assurée à nouveau par Roger Glover. Ritchie Blackmore et Joe Lynn Turner qui signent la majorité des titres sont au sommet de leur art. Leur association atteint un degré de perfection rare. Toutes les compositions sont des modèles de mélodies raffinées, d'arrangements classieux sans oublier l'énergie qui rappelle que Rainbow est avant tout un immense groupe de hard-rock. "Stranded" ouvre l'album avec efficacité. Le ton est donné, le riff entêtant et la mélodie chant enivrante. "Can't let you go" est un écrin de choix qui met en valeur un Joe Lynn Turner impérial. "Fool for the Night" est un titre enlevé où la section rythmique fait des merveilles. "Fire Dance" est une bombe traversée par une partie solo phénoménale. Puis vient la superbe "Anybody There", le premier instrumental de l'album où la guitare de Ritchie Blackmore se fait tendre, mélancolique et bouleversante. "Desperate Heart" et "Street of Dreams" sont deux tubes en puissance portés par des mélodies imparables. "Drinking with the Devil" et "Make your Move" rappellent la facette hard rock du groupe. "Snowman", deuxième instrumental, est une adaptation du titre "Walking in the Air" de Howard Blake. Un titre planant, progressif où les synthés ont la part belle tandis que Ritchie Blackmore nous gratifie d'un solo magistral. Ce somptueux "Bent out of Shape" n'aura malheureusement pas de suite. En 1984, soit onze ans après leur séparation, Ritchie Blackmore, Roger Glover, Jon Lord, Ian Gillan et Ian Paice enregistrent "Perfect Strangers" et actent le grand retour du Deep Purple Mark II. En l'espace de neuf ans et de sept magnifiques albums studio, dont certains sont devenus des monuments du genre, Ritchie Blackmore aura réussi à installer son Rainbow au firmament. Il retrouvera la voie de l'arc en ciel en 1995 pour un huitième et dernier album.





















:wub: :wub: :wub: :wub: :wub: :wub: :wub: :wub:
Si tu veux contrôler le peuple, commence par contrôler sa musique. (Platon)

Avatar du membre
gato13
Membre Sénior
Messages : 4298
Enregistré le : 15 septembre 2016, 12:34
Localisation : Aix-en-Provence et ses environs

Re: Deep Purple... and family

Message par gato13 » 21 août 2020, 15:06

Image
(1995)

En 1984, Ritchie Blackmore clôt l'aventure Rainbow pour rejoindre ses anciens comparses de Deep Purple. Après quatre albums au sein du Pourpre Profond, il quitte définitivement le navire en 1993 en plein milieu d'une tournée, qui fête les 25 ans du groupe, plus que houleuse. Il décide alors d'enregistrer en compagnie de musiciens quasi inconnus le huitième et dernier album studio de Rainbow. Grand bien lui a pris. Revigoré et seul maître à bord, il revient aux sources musicales de Rainbow avec un album où se marient à merveille la période lyrique, épique du groupe et la période plus AOR/FM qui correspond à l'ère Turner. L'ombrageux guitariste est éblouissant, son jeu se refait une santé en retrouvant virtuosité et mélodie qui faisait parfois défaut aux dernières productions de Deep Purple, excepté "Slaves and Masters" qui sonnait plus comme un album de Rainbow du fait de la présence de Joe Lynn Turner au chant. À noter sur les crédits de l'album (paroles et chœurs) la présence importante de Candice Night. Présence pas si anodine car à l'issue de la tournée (superbe concert au Transbordeur de Villeurbanne le 30 octobre 1995), Ritchie Blackmore mettra un terme à sa carrière rock et fondera en compagnie de sa dulcinée Candice Night le groupe pop/folk/médiéval Blackmore's Night qui à ce jour compte neuf albums studio à leur actif. À suivre...

















:wub: :wub: :wub: :wub: :wub: :wub:
Si tu veux contrôler le peuple, commence par contrôler sa musique. (Platon)

Avatar du membre
gato13
Membre Sénior
Messages : 4298
Enregistré le : 15 septembre 2016, 12:34
Localisation : Aix-en-Provence et ses environs

Re: Deep Purple... and family

Message par gato13 » 26 août 2020, 14:50

WHITESNAKE

Image
(1977)

En 1976, Deep Purple Mark IV jette l'éponge miné par les problèmes addictifs de Glenn Hughes et Tommy Bolin. David Coverdale enregistre alors un album solo qui allait être les prémices de son futur groupe : Whitesnake. Ici, point de hard-rock ou si peu. On a affaire à du blues rock, des ballades émouvantes et de la soul musique. La voix blues, chaude, sensuelle et rocailleuse de David Coverdale excelle dans ces registres. Ce très bon premier essai sera suivi d'un second effort solo avant la naissance définitive du groupe Whitesnake en 1978.











:wub: :wub:
Si tu veux contrôler le peuple, commence par contrôler sa musique. (Platon)

Avatar du membre
gato13
Membre Sénior
Messages : 4298
Enregistré le : 15 septembre 2016, 12:34
Localisation : Aix-en-Provence et ses environs

Re: Deep Purple... and family

Message par gato13 » 26 août 2020, 15:10

Image
(1978)

Second album solo, "Northwinds" est un fantastique album blues rock où les ballades toutes plus belles les unes que les autres rendent justice à la merveilleuse voix sensuelle de David Coverdale. Il est éblouissant tout au long de ces huit titres où seul le très efficace "Breakdown" annonce la couleur musicale du futur Whitesnake. Pour le reste, "Northwinds", "Time and again", "Only my soul" et "Say you love me" sont des merveilles d'émotion et de sensibilité. À noter que la batterie est tenue par Simon Phillips, que Micky Moody déjà présent sur le précédent album est encore à la guitare (il le sera avec Whitesnake jusqu'en 1983) et que la production est assurée par Roger Glover. Un superbe album à découvrir ou à redécouvrir !

















:wub: :wub: :wub: :wub:
Si tu veux contrôler le peuple, commence par contrôler sa musique. (Platon)

Avatar du membre
gato13
Membre Sénior
Messages : 4298
Enregistré le : 15 septembre 2016, 12:34
Localisation : Aix-en-Provence et ses environs

Re: Deep Purple... and family

Message par gato13 » 27 août 2020, 14:29

Image
(1978)

Après le EP "Snakebite" enregistré la même année, "Trouble" est le premier véritable album de Whitesnake. Il est produit par un fidèle de la Purple Family, Martin Birch. Aux côtés de David Coverdale (chant) on retrouve Jon Lord (claviers), Micky Moody (guitares), Bernie Marsden (guitares), Neil Murray (basse) et David Dowle (batterie). Whitesnake, c'est du hard rock bluesy, du rock and roll, du blues, de la musique qui fait bouger et taper du pied. La musique du groupe émet des ondes positives et festives tout en n'oubliant pas d'être réparatrice et sensuelle quand elle diffuse des sentiments tristes ou mélancoliques. Et le catalyseur de toutes ces sensations n'est autre que David Coverdale et sa magnifique voix. Un premier album pas révolutionnaire, pas complètement réussi mais qui laisse augurer le futur radieux du groupe. L'album suivant signera l'envol du Serpent Blanc.











:wub: :wub: :wub:
Si tu veux contrôler le peuple, commence par contrôler sa musique. (Platon)

Avatar du membre
gato13
Membre Sénior
Messages : 4298
Enregistré le : 15 septembre 2016, 12:34
Localisation : Aix-en-Provence et ses environs

Re: Deep Purple... and family

Message par gato13 » 27 août 2020, 17:20

Image
(1979)

Second album du groupe, "Lovehunter" voit Whitesnake s'affirmer encore plus. Merveilleusement produit par Martin Birch, il contient toutes les qualités du groupe. Un songwriting soigné, du hard-rock bluesy, du blues, du rock excellemment interprétés où le feeling et l'émotion sont rois. David Coverdale chante magnifiquement et trouve en "Walking in the Shadow of the Blues" et "Lovehunter" des futurs classiques scéniques du groupe. Un album bien supérieur au précédent, parfait tremplin aux coups d'éclat à venir !

















:wub: :wub: :wub: :wub:
Si tu veux contrôler le peuple, commence par contrôler sa musique. (Platon)

Répondre