Bruce Dickinson

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gato13
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Bruce Dickinson

Message par gato13 » 21 octobre 2025, 20:36

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(1990)

À la fin de la tournée mondiale qui promeut l’album "Seventh Son Of A Seventh Son", Bruce Dickinson décide de faire un petit break. Pendant cette période, l’hyperactif chanteur est contacté pour écrire un titre pour le cinquième volet des aventures de l’increvable Freddy Krueger et ses inusables griffes de la nuit. Cette chanson sera "Bring Your Daugther...To The Slaughter" qui atterrira finalement sur le "No Prayer For The Dying" d’Iron Maiden après avoir été retenue par Steve Harris. Le chanteur, encouragé par cela, décide d’enregistrer son premier album solo et pour ce faire recrute Andy Carr à la basse, Fabio Del Rio à la batterie et pour venir en aide à un ami d’enfance, qui est à deux doigts de ranger sa guitare au placard et d’arrêter la musique, décide de faire appel à lui pour composer l’album. Cet ami n’est autre que Janis Gers qui, après la dissolution du groupe Gillan par le chanteur en personne parti avec Black Sabbath le temps d’un album, est dans la galère. À quoi ça tient une carrière ? Car de cette main tendue va découler beaucoup d’évènements par la suite au sein de la Vierge de Fer. Mais ceci est une autre histoire. Pour l’heure, qu’en est-il de ce "Tattooed Millionaire" ? Première surprise, on a affaire ici à du hard-rock mélodique dans la plus pure tradition. On est très éloigné de l’univers musical et sonore du groupe dans lequel officie, encore pour quelques temps, Bruce Dickinson. "Son Of A Gun", "Tattooed Millionaire" et "Born In 58" ouvrent les débats avec efficacité avec leurs couplets excellents et leurs refrains accrocheurs. Avec le mid-tempo "Hell On Wheels", on est en terres frappées du sceau AC/DC et cela fait du bien aux pieds et à la nuque. "Gypsy Road" est une belle ballade qui n’oublie pas des passages plus énergiques. Il y a aussi la reprise ma foi fort bien réussie du célèbre "All The Young Dudes" écrit par David Bowie et chantée à l’origine par Mott The Hoople. Avec ce réussi mais peu innovant "Tattooed Millionaire", Bruce Dickinson s’est fait plaisir. Après son départ d’Iron Maiden en 1992, il reprendra en main sa carrière solo qui cette fois s’aventurera vers d’autres horizons musicaux avec des ambitions artistiques bien plus élevées.























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Re: Bruce Dickinson

Message par gato13 » 21 octobre 2025, 20:55

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(1994)

"Balls To Picasso" est le second album solo de Bruce Dickinson après son départ d'Iron Maiden en 1993 qu'il réintègrera en 2000. Le chanteur s'éloigne de l'univers musical de l’ancien groupe où il officiait. Un son plus moderne, plus lourd. Des morceaux aux ambiances sombres flirtant avec le Neo Metal et n'hésitant pas à incorporer des sonorités tribales fort judicieuses. Tribe Of Gypsies, le groupe qui l'accompagne est mené par le flamboyant Roy Z à la guitare et à la production. Ce dernier aura un rôle très important dans la carrière solo de Bruce Dickinson. "Cyclops", "Hell No", "Gods Of War", "Change Of Heart" sont des merveilles mélodiques bien éloignées du style d’Iron Maiden. La voix de Bruce Dickinson est plus modulée, plus posée par instant. Sa performance vocale tout au long de l’album est remarquable. "1000 Points Of Light", "Laughting In The Hiding Bush" et "Fire" ont des atmosphères bien plus lourdes que le reste de l’album. " Shoot All The Clowns " et "Sacred Cowboys" dégagent une énergie incroyable et sont de formidables réussites. La sublime et épique "Tears of the Dragon" conclut l’album de la plus belle des manières. "Balls To Picasso" est un album clé dans la carrière solo florissante du grand Bruce Dickinson. La suite n’en sera que plus riche en grandes réussites.





















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Re: Bruce Dickinson

Message par gato13 » 22 octobre 2025, 14:30

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(1996)

Après le très réussi "Balls to Picasso", Bruce Dickinson décide d'aller encore plus loin dans l'innovation et la prise de risque. Il recrute de jeunes musiciens, Alex Dickson (guitare), Chris Dale (basse) et Alessandro Elena (batterie) et fonde le projet Skunkworks. Au départ, il souhaite que cela devienne le nom d’un nouveau groupe et que son patronyme n’apparaisse pas sur la pochette. Refus catégorique de la maison de disques qui veut un troisième album solo de Bruce Dickinson. "Skunkworks", l'album ne sera pas une réussite commerciale. Sur le plan artistique, c'est une grande réussite. Bruce Dickinson, aidé par la fougue et le talent des jeunes musiciens qui l’accompagnent, a complètement repensé, renouvelé son expression musicale. En fonçant non pas tête baissée mais avec une énergie salvatrice dans la vague rock alternatif et grunge, le légendaire chanteur réussit le tour de force de laisser libre court à sa curiosité, à sa liberté créatrice quitte à déstabiliser ses fans. Le résultat est un album courageux, intelligent, avant-gardiste, riche à la production énorme et doté d'une somptueuse pochette signée Storm Thorgerson. Treize titres qui vont droit à l’essentiel, ce qui ne veut pas dire qu’ils sont simplistes. Tous possèdent de subtils arrangements, des petits breaks surprenants, de brusques ruptures de ton afin de plonger l’auditeur dans un climat d’extrême écoute attentive. Certains morceaux, bien qu’ils soient assez courts, demandent qu’on y revienne à plusieurs reprises pour en saisir toutes les subtilités. Un intense travail d’écriture approfondi a été effectué par le groupe et cela se ressent. "Space Race", "Back From The Edge", "Inertia", "Solar Confinement", "Dreamstate", "I Will Not Accept The Truth", "Inside The Machine", "Innerspace", "Strange Death In Paradise", autant de morceaux excellents auxquels cela vaut la peine de s’y attarder pour en percevoir la richesse et la finesse d’écriture. Pour les plus curieux ou pour ceux qui sont passés à côté de cette merveille lors de sa sortie initiale, maintenant vous savez ce qu’il vous reste à faire : écouter sans retenue aucune ce magnifique "Skunkworks".



























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Re: Bruce Dickinson

Message par gato13 » 22 octobre 2025, 17:00

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(1997)

Après deux fantastiques albums expérimentaux assez éloignés de l’univers musical qui l’a révélé, Bruce Dickinson acte avec "Accident Of Birth" un retour en grandes pompes aux fondamentaux musicaux. Il fait à nouveau équipe avec Roy Z (guitariste et producteur) et son Tribe of Gipsies pour s’atteler à la composition. Afin d’avoir tous les atouts en main, le grand Bruce Dickinson embarque dans l’aventure son pote Adrian Smith en vacances d'Iron Maiden depuis la fin de la tournée "Seventh Son of a Seventh Son" (1988). Ce qui frappe d’entrée, c’est la pochette digne du film "Alien" avec l’apparition d’une nouvelle mascotte prénommée Edison. Edison/Eddie’s son, sacré farceur que notre Bruce surtout quand on sait que cette nouvelle mascotte a été dessinée par Derek Riggs, père de qui vous savez. Notons aussi la présence de "La Grande Faucheuse" rôdant dans les parages. Pas à dire, les anglais et l’humour noir c’est comme la France et les grèves, indissociable. Mais la musique dans tout ça, est-elle aussi géniale que cette idée de clin d’œil adressé au grand frère Eddie ? La réponse est oui, le résultat est à la hauteur des folles espérances : "The Freak", "Starchildren", "Accident of Birth", "The Magician", "Welcome to the Pit", "The Ghost of Cain" proposent du heavy racé, puissant et mélodique. "The Road to Hell" et "Dark Side of Aquarius" sont les deux titres qui rappellent le plus la Vierge de Fer. Le premier est un tempo rapide à la mélodie imparable et au refrain accrocheur. La seconde est beaucoup plus épique et progressive. Dans le genre, une très grande réussite. "Taking The Queen" et "Omega" sont deux power-ballades sublimes avec des montées en puissance impressionnantes. "Man of Sorrows" et "Arc of Space" sont deux magnifiques ballades chargées en émotion. Superbement produit, formidablement interprété, ce génial "Accident of Birth" est à classer parmi les plus grandes réussites de cet immense artiste dont la performance sur cet album est tout simplement majestueuse. Et le meilleur restait encore à venir...

























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Re: Bruce Dickinson

Message par gato13 » 23 octobre 2025, 19:09

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(1998)

"The Chemical Wedding", cinquième album solo de Bruce Dickinson sorti en 1998, est sans aucun doute le meilleur de sa carrière à ce jour.
Plus complexe, plus dense, plus sombre, il s’inspire de l’œuvre préromantique du peintre et poète britannique William Blake (1757 – 1827).
Le groupe est identique à celui officiant sur "Accident of Birth". On retrouve à nouveau Adrian Smith et Roy Z aux guitares, Eddie Casillas à la basse et Dave Ingraham à la batterie. En plus de la guitare, Roy Z produit l’album et co-écrit avec Bruce Dickinson huit des dix titres du disque, les deux autres étant l’œuvre de Bruce Dickinson et Adrian Smith. "The Chemical Wedding", est doté d’un son lourd, très heavy qui peut faire penser au Black Sabbath de la grande époque. Parmi les onze titres que contient l’album, certains sont parmi les plus beaux chantés par Bruce Dickinson. Les puissantes "King In Crimson" et "The Chemical Wedding" annoncent d’entrée l’atmosphère ésotérique, mystique, noire, occulte et pesante qui va définir l’ambiance générale de l’album. Avec son intro groovy basse-batterie, son riff de guitare addictif et son magnifique refrain, "The Tower" s’impose comme un des sommets de l’album. "Killing Floor" et "Machine Men" beaucoup plus directes sont d’une efficacité redoutable. "Book Of Thel" et "Gates of Urizon" sont deux autres sommets de l’album. Deux titres épiques aux ambiances variées, aux ruptures de ton magistralement construites menant à des parties solos somptueuses. Autre épique, "Jerusalem" s’imprègne de sonorités médiévales du meilleur effet pour un résultat époustouflant. Les refrains et solos sont divins. Porté par un riff bien lourd, "Trumpets of Jericho" trouve son envol grâce à un refrain, une fois encore, admirable. Nouveau sommet avec "The Alchemist" qui conclut en beauté l’album dans une ambiance dramatique, religieuse, mystique et crépusculaire chère au peintre et poète britannique William Blake qui n‘a cessé tout au long de sa vie d’en imprégner ses œuvres les plus célèbres. La qualité tout à fait exemplaire des compositions, le niveau d’interprétation irréprochable ainsi que la superbe production font de "The Chemical Wedding" un chef-d’œuvre indispensable pour tous les fans de heavy metal en général et encore plus pour celles et ceux qui comme moi sont des fans invétérés de cet immense artiste qu’est Bruce Dickinson.























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Re: Bruce Dickinson

Message par gato13 » 25 octobre 2025, 16:54

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(2005)

Mais que s’est-il donc passé entre 1998, date à laquelle est paru "The Chemical Wedding" et 2005, date de sortie du sixième album solo de Bruce Dickinson "Tyranny Of Souls" ? Le chanteur n’a pourtant pas chômé puisqu’en compagnie d’Adrian Smith, il a réintégré, à la grande joie des fans, Iron Maiden. "Brave New World" en 2000 suivi de "Dance of Death" en 2003 et les deux tournées mondiales qui ont accompagné ces albums de très grande qualité ont donc occupé les plannings bien chargés de Bruce Dickinson et Adrian Smith. Pour ce sixième effort solo, Roy Z reste fidèle au poste de producteur et de guitariste. C’est lui qui assure toutes les guitares sur l’album, Adrian Smith, se concentrant uniquement sur Iron Maiden, a décidé de ne plus faire partie de l’aventure. Le groupe se compose de David Moreno à la batterie, Maestro Mistheria aux claviers, Ray 'geezer' Burke et Juan Perez officiant tous les deux à la basse. "Mars Within", intro sombre et inquiétante cède la place à un très efficace "Abduction" traversé par un solo fulgurant de Roy Z. "Soul Intruder" continue dans la même veine à savoir un Heavy Metal au rythme soutenu. Jusque-là, on est en terrain connu et voici que déboule la première grande surprise de l’album avec "Kill Devil Hill", son tempo moins frénétique, son ambiance maléfique et ses notes de piano bienvenues renforçant l’atmosphère angoissante. À peine remis, voilà que le sommet de l’album débute. Et pour le coup Bruce Dickinson fait très fort puisqu’il s’agit d’une ballade. Semi-acoustique, "Navigate The Seas Of The Sun" est une respiration bénéfique au sein d’un disque à l’atmosphère plutôt sombre. Un grand moment d’émotion où Bruce Dickinson est poignant et exemplaire. Autre pépite du disque, "River Of No Return" est un titre mélodique qui possède un excellent solo et un refrain accrocheur que n’aurait pas renié Rainbow. Retour à un tempo plus élevé avec "Power of the Sun" qui n’aurait pas dépareiller sur un album de la Vierge de Fer. "Devil On a Hog" est un titre Hard-Rock de facture classique mais bien addictif. Les deux derniers titres retrouvent les ambiances maléfiques, ésotériques, mystiques, sombres illustrées par la pochette de l’album utilisant l’œuvre "Hell" du peintre allemand Hans Memling né vers 1435-1440 et décédé en 1494. D’inspiration Black Sabbath, "Believil" possède une atmosphère étrange merveilleusement retranscrite par l’utilisation de chœurs en son sein. Tout comme la sublime "The Alchemist" qui concluait en beauté le précédent album "The Chemical Wedding", avec son super refrain et ses superbes parties instrumentales, l’épique "Tyranny Of Souls", referme somptueusement ce sixième album solo. Une fois encore, Bruce Dickinson propose un disque varié mais avec une unité directrice marquée. Aucune baisse de régime, beaucoup de temps forts et quelques coups d’éclat époustouflants. Un album somptueux de plus à créditer dans la discographie solo de Bruce The Great.





















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Re: Bruce Dickinson

Message par gato13 » 26 octobre 2025, 16:04

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(2024)

Il aura fallu attendre dix-neuf ans pour entendre enfin le septième album de Bruce Dickinson en solo. L’excellent guitariste Roy Z, toujours fidèle au poste, endosse aussi les rôles de producteur et bassiste. Nous retrouvons aussi le batteur Dave Moreno et le claviériste Maestro Mistheria. "The Mandrake Project" est la suite logique de "The Chemical Wedding" et "Tyranny Of Souls". Album dont les textes sont fortement teintés d’ésotérisme, de mysticisme, d’occultisme, sujets chers à Bruce Dickinson, grand spécialiste de Lovecraft, William Blake et Alister Crowley, "The Mandrake Project" est un voyage musical parfois sombre, parfois lumineux, parfois énergique, parfois inquiétant, parfois torturé et parfois triste. Un voyage émotionnel parfaitement maîtrisé par l’association Bruce Dickinson et Roy Z qui au fil des collaborations ont réussi à créer un univers musical qui, bien que marqué par certaines influences évidentes, leur est propre. L’album débute avec le très Heavy "Afterglow Of Ragnarok" dans lequel on retrouve tout ce qui fait la force de la musique du groupe à savoir puissance, lourdeur, efficacité, arrangements épiques et mélodie soignée. "Many Doors To Hell" et "Rain On The Graves" continuent dans l’excellence et l’on se dit déjà qu’on est comblé en termes de qualité d’écriture. La suite va confirmer la tendance. Avec son introduction westernienne "Resurrection Men" nous transporte dans de vastes prairies avant de brusquement nous envoyer en pleine figure un riff sabbathien démoniaque pour au final nous ramener vers de vastes paysages de l’ouest américain. Une très grande réussite. Autre sommet de l’album, la power-ballade zeppelinienne "Fingers In The Wound" avec son intro grandiloquente, son refrain superbe et son break oriental génial. "Eternity Has Failed" présente sur l’album "The Book of Souls" d’Iron Maiden apparait ici telle qu’écrite au départ par Bruce Dickinson. Plus concise, plus directe, plus organique, elle demeure cependant fort originale et épique. "Mistress Of Mercy" est un Hard-Rock efficace qui remplit fort bien son contrat. Il en est tout autre avec l’acoustique et très belle "Face In The Mirror" dans laquelle Bruce Dickinson joue le solo de guitare. Inspiré, en état de grâce, notre chanteur infatigable, comme pour tous ses albums précédents, a décidé de garder le meilleur pour la fin. "Shadow Of The Gods" alterne avec brio ambiance mélancolique, break nu-metal pour s’imposer comme un titre grandiose grâce à des arrangements somptueux. L’album se ferme avec la sublime "Sonata (Immortal Beloved)" qui évoque sa première épouse disparue trois ans plus tôt. Il s’agit d’un morceau lent, planant dans lequel le chant de notre maître de cérémonie est accompagné par une guitare slide. Avec une émotion palpable, une force évocatrice et une classe immense, Bruce Dickinson rend un dernier hommage en étant soutenu par une orchestration gagnant en intensité avant de se finir sur des notes de guitare Gilmourienne. Une merveille gorgée de tristesse qui referme magnifiquement "The Mandrake Project". Un nouveau chef-d’œuvre qui enrichit de manière éclatante la somptueuse discographie solo de ce talentueux, passionnant et persévérant artiste qu’est Bruce Dickinson.





















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