
Personnellement je ne sais pas si les extra-terrestres existent, je n'en ai jamais rencontré, je n'ai jamais visité la Zone 51 et le seul que j'ai pu apercevoir, il a fini par rentrer à la maison après avoir passé un coup de téléphone. Et dire qu'il a réussi à faire cela sans smartphone, sans IPhone ni téléphone portable et encore plus sans 4,5,6,8,10 ou 12G. Il lui a juste suffi de pointer le doigt vers le ciel. Je sais que pour certains et certaines, la vérité est ailleurs mais pour moi, la vérité, elle se situe ici-bas, bien au chaud, la chaine hi-fi allumée avec le son qui décoiffe en faisant fondre les cages à miel qui réclament leurs doses de décibels, de gros riffs qui font headbanger, de solos qui font rêver, pleurer, râler de jalousie parce qu'on sait qu'on n'arrivera jamais à jouer aussi bien que le guitariste, de mélodies qu'on pourra massacrer allègrement tout seul sous sa douche parce qu'on n'a pas une voix aussi belle que celle du chanteur, et j'en passe. Oui, je n'ai jamais rencontré d'extra-terrestres mais j'ai le privilège d'écouter depuis plus de quarante-ans l’équipage d’un OVNI qui a eu l’extrême amabilité de m’offrir un accès VIP ad-vitam æternam à bord de leur vaisseau. Généreux et partageur, à mon tour je vous invite à embarquer. Attachez vos ceintures, prêts pour l'envol, le vaisseau UFO vous accueille pour une croisière intersidérale vers l'infini et au-delà...

(1974)
En 1973, UFO a déjà à son actif deux albums dont le style a plus à voir avec du "Space-Rock" teinté de blues que le hard-rock mélodique qui allait faire d'UFO un groupe culte et respecté. Suite au départ de leur premier guitariste Mick Bolton, le groupe recrute un jeune guitariste âgé de dix-neuf ans qui n’est autre que Michael Schenker, frère cadet de Rudolph Schenker, qui officiait en 1972 sur "Lonesome Crow" le premier album de Scorpions. Coup de génie tant l'arrivée du surdoué et talentueux six cordistes va entraîner le début de la reconnaissance artistique et commerciale du groupe. Et tout commence avec ce merveilleux "Phenomenon" qui déploie des richesses musicales et sonores qui allaient vite devenir la marque de fabrique de ce géant du hard-rock britannique et international. Phil Mogg au chant, Pete Way à la basse, Andy Parker à la batterie et Michael Schenker vont imposer un style alliant énergie, finesse, riffs, mélodies, douceur, agressivité, technicité, feeling, efficacité et arrangements soignés au service de compositions élaborées et mélodieuses. Michael Schenker éclabousse de tout son talent cet album avec un son unique, identifiable, une virtuosité, un feeling et un sens inné de la mélodie qui vont définitivement l’installer parmi les plus grands Guitar-Hero. Quant à "Doctor, Doctor" et "Rock Bottom", ils font partie de la légende du groupe et du rock à tout jamais. Le voyage ne fait que commencer et déjà il s'annonce bien…









